Partager

Le Pr. Dioncounda Traoré, sera le président de la transition du Mali pour une durée d’un an. La Cédéao et l’ex-junte sont arrivés à cet accord samedi 19 mai.

C’est officiel depuis samedi soir. Le président par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, dirigera la transition après la phase intérimaire de 40 jours qui s’avère demain 22 mai.

C’est ce qui est ressorti des premières entrevues entre les médiateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat, présidé par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Sur les antennes de l’ORTM, les médiateurs Djibril Bassolé (ministre burkinabé des Affaires étrangères et de la Coopération régionale) et Adama Bictogo (ministre ivoirien de l’Intégration) ont parlé d’accord de principe avec les tombeurs du président ATT. A leurs côtés, le capitaine Amadou Haya Sanogo a annoncé la confirmation de l’ancien président de l’Assemblée nationale comme président de la transition malienne.

Pour M. Bassolé, il reste à se mettre d’accord sur des « mesures d’accompagnement« à définir. Les deux parties devraient poursuivre leurs discussions hier dimanche pour dégager ces mesures d’accompagnement. Il faut dire que les mesures d’accompagnement ont trait au « devenir« de la junte après son « retrait du champ politique« .

« Le compromis« entre l’ex-junte et les médiateurs met fin aux tiraillements entre la classe politique divisée sur la proposition du capitaine Amadou H. Sanogo, d’organiser une Convention nationale pour désigner un président de la République qui succédera au Pr. Dioncounda Traoré.

Avec le maintien de Dioncounda Traoré, c’est un grand pas qui a été franchi dans la résolution de la crise politico-économique. La Cédéao, les partenaires financiers et amis du Mali menaçaient notre pays de sanctions (économique) si la junte entravait le processus politique.

Cette nouvelle donne va sans doute permettre à l’Union européenne, les Etats-Unis, la Russie de changer de fusil d’épaule à l’égard de notre pays, tombé en disgrâce à la suite du coup d’Etat de 2012. Ces partenaires financiers avaient clairement indiqué au capitaine Sanogo qu’ils n’accepteraient pas son interférence dans les affaires politiques en s’opposant au maintien du président par intérim.

Le retour à de bons sentiments de la junte est apprécié par la plupart des Maliens, épris de paix. Il appartient aux acteurs de la transition de se mettre à la tâche pour remettre le pays sur de bons pieds.

Amadou Sidibé

21 Mai 2012