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Après plusieurs heures de discussions samedi 19 mai 2012, les médiateurs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont annoncé que le capitaine Amadou Haya Sanogo et le Comité National de Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE) «adhèrent aux décisions de la CEDEAO et sur la présidence de la transition».

jpg_une-747.jpgA quelques heures de la fin de la période intérimaire, le ciel s’éclaircit-il sur l’avenir politique du Mali ? A priori, l’hypothèse semble probable avec ce rapprochement de vue entre le CNRDRE et la CEDEAO. Mais reste la gestion des sensibilités de la tendance politique qui exige une réforme radicale du processus démocratique du pays.

Si les clauses de l’accord annoncé n’avaient pas été révélées, le capitaine Sanogo, dans une déclaration radio télévisée faite à la suite de celle des médiateurs dans la soirée du samedi à dimanche, a confirmé qu’un «accord de principe» était trouvé avec les médiateurs. La CEDEAO tenait toujours au maintien du Pr. Dioncounda Traoré pour la gestion de la transition fixée à douze (12) mois par l’organisation sous régionale.

Même si les discussions n’étaient pas closes samedi, le ministre burkinabé des affaires étrangères, Ypèné Djibril Bassolet, a expliqué que les médiateurs (le ministre ivoirien de l’intégration, Adama Biktogo et lui) resteront à Bamako le «temps nécessaire» au réglage de certains «détails». Ces réglages ont abouti tard dans la nuit du dimanche à lundi à un accord formel : le président du CNRDRE bénéficiera du statut d’ancien chef de l’Etat avec les avantages y afférents. Le président de la République, celui du CNRDRE et le premier ministre «se doivent respect mutuel». La dissolution du CNRDRE n’a pas été prononcée mais son rôle pendant la transition reste à définir.

Seydou Coulibaly

Le 21 Mai 2012

© AFRIBONE