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Que se passera-t-il si au 31 mars, date butoir de fin de la transition, le Nord n’est pas libéré et les élections n’ont pas lieu ? Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK, président du Rassemblement pour le Mali (RPM) lors de sa présentation de vœux à la presse le jeudi dernier, a soulevé ce qu’on pourrait qualifier de « questions prioritaires de constitutionnalité ».

La tradition est établie maintenant au Rassemblement pour le Mali (RPM) depuis un certain temps de rencontrer la presse à chaque nouvel an. Pour cette année, ce fut un vrai chorus, vu les sujets brûlants de l’heure. IBK ne s’est pas dérobé, qui a entretenu les confrères des élections et du Nord.

Pour le RPM et son président, il est primordial d’instaurer un dialogue intérieur. IBK dit se reconnaître et adhérer à une partie de l’adresse à la nation du président de la République lors du nouvel an, mais ne pas être d’accord avec une partie « et des silences ».

Ainsi, il approuve, et son parti avec lui, l’option de dialoguer, qui n’exclut pas la fermeté au besoin, mais il ne comprend pas que le président ne se prononce pas clairement pour un dialogue inclusif.

« Oui au dialogue, oui à la négociation, mais au Mali et sous l’égide du Mali. Le gouvernement du Mali est aujourd’hui le seul qualifié, sous l’autorité du président de la République, d’entreprendre des négociations au nom du Mali ».

« La Cédéao nous a jusqu’ici pilotés et a fixé à un an la fin de la transition. Pour tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, avril-mai doit consacrer la fin de la transition avec la tenue d’élections, notamment présidentielle. En prend-on le chemin ? Est-ce possible techniquement ? Quoi après cette échéance ? Va-t-on vers une nouvelle polémique et les convulsions inhérentes ? »

Dans tous les cas, le président du parti du Tisserand demande déjà à la classe politique de laisser les agendas personnels et les calculs « politiciens » pour les causes nationales.

Alexis Kalambry

08 Janvier 2013