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Près de 150 personnes ont péri en deux jours au Nigeria, dans des attaques de villages dans le Nord-Est et un attentat à Jos (centre), déstabilisant un peu plus le gouvernement malgré la mobilisation internationale contre Boko Haram. Cette nouvelle tuerie ravive la crainte de violences interreligieuses, avec leur cycle infernal de représailles qui ont déjà ensanglanté l’Etat du Plateau et sa capitale Jos par le passé. Outre le rapt de 276 adolescentes à Chibok, qui a scandalisé l’opinion publique mondiale et entraîné une mobilisation internationale, Boko Haram a revendiqué une série d’attaques spectaculaires depuis un mois et demi, dont deux attentats à la voiture piégée à Abuja, la capitale fédérale, qui ont fait au total une centaine de morts. Le président nigérian Goodluck Jonathan, déjà en difficulté sur le plan politique, avait réitéré mardi son engagement à « gagner la guerre contre le terrorisme ». Plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, ont dépêché des experts, des avions-espions et des drones pour aider le Nigeria à retrouver les lycéennes kidnappées et à tenter de neutraliser les islamistes. AFP.