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Ça y est, plus besoin de trop réfléchir. Pour le départ d’un « Mali nouveau et refondé », Les forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR-Mali) proposent et priorisent 12 points comme prérogatives du conseil national de transition (CNT).

Réduction des indemnités parlementaires ; dotation du CNT des missions et commissions d’enquêtes sur les tueries des 10,11 et 12 juillet 2020 et tant d’autres propositions émanent de ce document paraphé par Aboubacar Sidick Fomba, président du parti ADEPM, non moins porte-parole des FPR-Mali.

A lire le présent document, le départ d’un « Mali nouveau » s’inscrit en droit ligne du  vote de loi qui réduit la moitié de l’indemnité parlementaire à accorder aux membres du CNT. S’associe à cela, la dotation du conseil national de transition (CNT) des missions et commissions d’enquêtes sur les tueries des 10,11 et 12 juillet 2020, voire les malversations financières. Les membres des FPR-Mali sollicitent à ce que les parlementaires du CNT soient dotés d’un rôle de contrôle et d’évaluation des dépenses publiques et leur utilisation éfficiente.Sur lesdites prérogatives, figure l’appui desdits membres à travers le rapport du Vegal,de la section des comptes de la cour surprême,des rapports des audits des services de contrôle et de l’OCLEI afin de contrôler les lois de finances et d’évaluation des politiques publiques. Via le document, les membres des FPR-Mali plaident pour un CNT doté des moyens de s’opposer à des mobilisations déformées des ressources, les dettes abusives et la gestion bureaucratique des budgets de l’Etat.

Pour une véritable culture de responsabilité et de transparence, ils estiment que le CNT doit donner le ton. L’organe de la transition doit, quant à ceux-ci, être muni des moyens pour s’opposer à des mesures de précipitation inopportunes du gouvernement. Permettre au CNT de procéder à la relecture des accords internationaux signés entre le Mali et d’autres pays reste l’une des propositions des FRP-Mali. Le CNT doit, quant à eux, également être doté du pouvoir de contrôle sur l’utilisation des recettes recouvrées par les services publics. Il doit aussi avoir le pouvoir d’exiger la démission d’un ministre incompétent via l’évaluation de la feuille de route, où en cas de malversation financière. « Le CNT doit privilégier les intérêts du peuple en priorité, et non ceux des élites. Il ne doit pas être une caisse d’enregistrement du gouvernement, il doit être la case du départ pour un nouveau départ », indique-t-on dans le document du Dr Aboubacar Sidick Fomba.

Mamadou Diarra

Source: Le Pays