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Abou-Bakar Traoré, ministre de l’Economie et des Finances a présidé, hier jeudi 3 mai, à l’hôtel Salam, la cérémonie d’ouverture de l’atelier national de concertation pour le lancement des travaux de préparation du projet de budget d’Etat 2008. A cet effet, il a exprimé la volonté du gouvernement à prendre en compte l’aide dont le Mali bénéficie auprès de ses partenaires dans le budget d’Etat.

Depuis l’avènement de la démocratie au Mali la préparation et l’adoption de la loi de finances a été instituée par l’Assemblée nationale. Elle constitue la phase la plus cruciale du cycle budgétaire, surtout dans un contexte de mutation du système budgétaire vers la gestion axée sur les résultats, qui se résume globalement pour l’Etat à la création des conditions pour améliorer le bien être des populations.

Pour le budget d’Etat 2008, les travaux relatifs à sa préparation ont commencé hier à l’hôtel Salam.
Les participants composés essentiellement des ordonnateurs principaux, secondaires et délégués, les administrateurs de crédit, des contrôleurs et auditeurs, des comptables et des partenaires techniques et financiers se sont penchés sur certaines recommandations du gouvernement. Il s’agit, entre autres, de la prise en compte de l’aide dans le budget d’Etat et la prise en compte de la déconcentration des allocations budgétaires.

S’agissant du premier point, force est de constater qu’aujourd’hui, nombreux sont les pays ou les partenaires techniques et financiers qui sont engagés aux côtés du gouvernement. Les services de l’ambassade des Pays Bas en sont un exemple éloquent.

Pour l’exercice 2006, ils ont accepté en tant que chef de file de l’appui budgétaire sectoriel « Santé/ Education« , de faire une évaluation de l’appui budgétaire sectoriel.

Afin de bien planifier les efforts des partenaires, pour 2008, l’Etat s’est fixé comme principal défi d’intégrer et de suivre l’aide dans le budget d’Etat.
Concernant la déconcentration des allocations budgétaires qui est aujourd’hui un gage important de la traçabilité et de la lisibilité des choix budgétaires mais surtout du développement local et régional, l’Etat prône une nette amélioration.

L’ouverture des travaux a été marquée par une série de discours.

Abou-Bakar Traoré, ministre de l’Economie et des Finances, a déclaré que des efforts considérables doivent être déployés pour une meilleure planification budgétaire.
Selon lui, le présent atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action pour l’amélioration et la modernisation de la gestion des finances publiques mais également dans la poursuite des efforts salués par la récente mission « PEFA« .

Abdoulaye Touré, directeur général du budget, quant à lui, a axé son intervention sur la transparence du budget d’Etat.
L’orateur de déclarer que la transparence repose sur la lisibilité du document budgétaire pour un contrôle effectif du pouvoir législatif et une meilleure information du public sur les choix budgétaires, la diffusion systématique et à temps utile de toutes les informations budgétaires pertinentes et l’implication de la société civile dans le processus.

Alassane Diawara, représentant résident de la Banque Mondiale, s’est contenté de rappeler aux participants l’importance de l’élaboration des projets de Budget.

Abdoul Karim KONE

04 mai 2007.