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Après cet atelier les pays concernés ont présenté les résultats de leurs travaux aux partenaires techniques et financiers au cours d’une réunion tenue du 02 au 04 Mai 2005 pour partager avec ces derniers les stratégies qui seront développées et les modalités de mises en oeuvre des plans de lutte. Cette réunion a été aussi une occasion pour les pays concernés de s’accorder avec les partenaires techniques et financiers sur l’utilisation rationnelle des ressources disponibles ou à mobiliser.
Pour couronner ces deux importantes rencontres, le ministère de l’Agriculture, la FAO et la Banque mondiale ont rencontré la presse pour partager les résultats des travaux lors d’un dîner de presse offert par la FAO le 05 mai 2005 à l’hôtel Sofitel Amitié.

Animée par le ministre de l’agriculture Seydou Traoré, la représentante de la FAO au Mali Mme Mariam Mahamat Nour, le représentant de la Banque Mondiale au Mali M. Alassane Diawara, le chef à la FAO du groupe acridien et autres migrateurs nuisibles M. Clive Ellicot, la coordinatrice des urgences liées à la lutte anti-acridienne au niveau du service des opérations d’urgence de la FAO Mme Hilde Niggeman et le secrétaire exécutif de la commission de lutte contre le criquet pèlerin en région occidentale (CLCPRO) M. Thami Benhalima, cette rencontre avec la presse a été l’occasion de parler des trois scénarios (le meilleur, le probable, le pire).

A en croire les intervenants à ce diner, le coût financier du scénario le meilleur est de 25 millions de dollars pour les sept pays concernés et qui s’etend sur quatre types de financement dont le plus gros vient de la FAO.

Pour le scénario probable, 15 millions de dollars sont prévus pour les 7 pays et le plus important donateur est la Banque mondiale.

En ce qui concerne le scénario du pire le coût financier s’élève à 40 millions de dollars pour les 7 pays concernés. Il a été aussi question de la situation dans notre pays et selon eux le Mali a prévu ce qu’il faut pour faire face à la situation. Et le ministre de l’Agriculture d’ajouter qu’un plan a été monté par son département en janvier qui prévoit le traitement de 1 million d’hectares.

En plus pour 2005 1 milliard 100 millions de nos francs a été mis par le gouvernement à la disposition du service de la protection des végétaux. Il a par ailleurs rappelé qu’au cours de la campagne passée, 1 million d’hectares ont été prospectés et environ 350 milles hectares ont été traités.

Parlant de la protection de l’environnement, il a été souligné que la FAO lui accorde une attention particulière.

C’est ainsi que la représentante de la FAO Mme Mariam Mahamt Nour a précisé que des formations ont été initiées par son organisation pour une meilleure utilisation des pesticides.

Dado CAMARA

9 mai 2005