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C’est le lundi dernier qu’ont débuté les premières journées scientifiques internationales pour la survie de l’enfant. Au cours desquelles journées qui prennent fin aujourd’hui, il a été question de plusieurs sous-thèmes à travers des conférences et tables rondes.

Ainsi, après la cérémonie d’ouverture présidée par le chef du gouvernement Ousmane Issoufi Maïga, les participants à ces premières journées ont eu droit à plusieurs exposés sur entre autres: le traitement de l’anémie par carence martiale chez l’enfant, les hémopathies malignes de l’enfant, l’épidémiologie clinique du paludisme grave et compliqué, les facteurs de risques associés à la mortalité.

Le deuxième jour a été consacré à la présentation des thèmes comme les enfants orphéelins et vulnérables du Mali face au VIH/Sida, le travail et l’exploitation économique des enfants, la prise en charge des enfants malnutris, la prise en charge des infections respiratoires aïgues.

La journée d’hier a été chargée par l’exposé des thèmes comme l’implication de l’homme dans la planification familiale, l’espacement des naissances et la survie de l’enfant, l’impact de la décentralisation sur les services de la santé de la reproduction au Mali, le cadre juridique de la protection de l’enfance au Mali, le taux de mortalité dû aux infections bactériennes invasives chez les enfants au service de pédiatrie à Bamako.

EN QUOI CONSISTE L’IMPLICATION DE L’HOMME?

Dans son exposé sur l’implication de l’homme dans la planification familiale, Dr Diakité Oumou Maïga a souligné que la planification familiale était considérée comme une affaire de femmes et que le taux de prévalence d’utilisation des contraceptifs est faible.

Selon elle, l’objectif de l’étude sur la problématique de l’implication de l’homme dans la planification familiale est d’étudier les facteurs de l’implication des hommes, de déterminer le rôle des hommes dans le processus de la planification familiale.

Pour elle, l’enquête a concerné 1004 hommes dans 5 régions plus le district et 67% de ces hommes étaient mariés. Elle a prouvé que le niveau de connaissance de la planification familiale est influencé par l’âge. Aussi, il ressort de l’enquête que le groupe non marié utilise plus la planification.

Dans sa communication, Dr. Sangaré Madina Bah a fait l’exposé d’une étude financée par l’USAID qui s’étend sur une période de cinq ans (2003-2008) dans 16 district sanitaires avec 236 aires de santé fonctionnelles dans sept régions. Et cela pour contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle et néonatale à travers entre autres la formation de 4 000 relais communautaires et 300 leaders de groupements de femmes pour intervenir dans la lutte contre la paludisme, les maladies diarrhéïques, dans la nutrition et la planification familiale.

IMPACT DE LA DECENTRALISATION SUR LA SANTE DE LA REPRODUCTION

Dr. Akory Ag Ikanane a souligné l’impact de la décentralisation sur les services de santé de la reproduction dans une étude effectuée entre 1997 et 2002, financée par l’Union Européenne et mise en oeuvre par l’Association de Santé Communautaire de Banconi (ASACOBA) et l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP).

Parmi les impacts de la décentralisation, il a cité l’élaboration d’un plan stratégique de santé de la reproduction (2003-2007), le développement du processus de planification par niveau de la Pyramide, l’accessibilité aux services, l’amélioration de l’offre de services. Il a par ailleurs évoqué les obstacles et défis comme le faible niveau d’intégration des services.

La journée d’aujourd’hui est consacrée entre autres à la présentation des facteurs liés à l’asphyxie du nouveau-né en milieu rural, la sous-fréquentation des CSCOM, les approches d’intégration des programmes.

Dado CAMARA

23 novembre 2006.