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Lundi, au centre international des conférences, la cérémonie d’ouverture des premières journées scientifiques internationales du Centre de recherche, d’études et de documentation pour la survie de l’enfant (CREDOS) a eu lieu sous la présidence du premier ministre Ousmane Issoufi Maïga.

Etaient également présents, Mme Zeïnab Mint Youba, Kafougouna Koné ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, présidents des institutions, représentants du corps diplomatique, autorités du district et nombreux autres invités.

Créer un cadre de concertation, d’échanges d’expériences entre participants de pays de la sous-région et de France, ainsi que de partage des résultats de la recherche dans le domaine, représente le principal objectif recherché par cette rencontre.

Selon les statistiques de l’enquête démographique et de santé (EDS III), le Mali enregistre une mortalité néonatale de plus de 56 pour mille, une mortalité infantile de 111 pour 1000 naissances et une mortalité infanto juvénile de 226 pour 1000 naissances.

Aussi, afin d’atténuer le phénomène à défaut de le circonscrire définitivement, les pouvoirs publics, ont en septembre 2000, crée le Centre de recherche, d’études et de documentation pour la survie de l’enfant (CREDOS).

Outil de la politique nationale en la matière, le CREDOS comporte trois départements : documentation, recherche et études et prestations spécialisées.

Le CREDOS s’inscrit dans le processus décisionnel de la planification stratégique dans le domaine de la survie.

Outil de la politique nationale de développement de l’enfant, le CREDOS est engagé dans un processus de réflexion sur les actions destinées à l’amélioration de la survie de l’enfant.
Le CREDOS mène des activités de recherche, réalise des synthèses bibliographiques et organise des formations.

L’enfant, est un être en devenir qui a besoin de notre soutien. C’est le bien le plus précieux et son développement s’inscrit donc dans une logique sociale.

Aussi, il est nécessaire de protéger l’enfant pour ce qu’il est et de le respecter pour la personnalité qu’il saura se constituer. Bref, il faut réunir les meilleures conditions pour le développement complet de l’enfant.

Comme en attestent les actions comme le Programme élargi de vaccination (PEV) de routine et les campagnes nationales de masse, le parlement des enfants, la signature de la convention des droits de l’enfant (CDE) et de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant ; le développement des enfants, ainsi que leurs droits spécifiques, restent une priorité pour les autorités de notre pays.

Remerciements des pouvoirs publics pour les multiples efforts consentis en faveur des enfants ainsi que de la promotion de leurs droits, ont été émis par la présidente du Parlement des enfants, Mlle Fatoumata Sankaré.

Pour Marcel Rudasingwa, représentant résident de l’Unicef au Mali, l’Afrique enregistre 4,5 millions des 20,6 millions de décès chez les moins de 5 ans. Aussi, l’Union africaine et les pays de la sous région ouest africaine fondent beaucoup d’espoir sur la mise en œuvre de stratégies d’amélioration de la survie de l’enfant.

En Afrique, a affirmé le premier ministre, l’absence de l’enfant est perçue comme une tare, voire une malédiction. Tous les dieux sont invoqués, les sacrifices effectués pour savourer le sourire innocent du bébé. Vivre et procréer, voir naître et grandir son enfant, est la seule raison d’être, a souligné le chef du gouvernement.

Notre pays, a souligné Ousmane Issoufi Maïga, fait du développement de l’enfant une priorité par l’adoption d’une politique nationale de la survie de l’enfant.

Au programme de 4 jours de travaux des participants : exposés et discussions sur des préoccupations liées à la survie de l’enfant.

21 novembre 2006.