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Mercredi, dans les locaux du Commissariat à la sécurité alimentaire, la première réunion du comité de pilotage du Programme intégré de développement des régions du Nord-Mali (PIDRN) a eu lieu sous la présidence de Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, commissaire à la sécurité alimentaire.

Etaient présents, les gouverneurs de Tombouctou et de Gao (les deux régions concernées par le programme), les représentants des ministères en charge du secteur du développement rural, ainsi que les responsables des chambres régionales d’agriculture des deux régions.

Lancé il y a trois mois à Tombouctou par le président de la République, le PIDRN est un vaste programme de développement qui a comme objectif final de réduire la vulnérabilité et la pauvreté dans 14 communes situées au bord du fleuve Niger dans les cercles de Gourma Rharous, Bourem, Goundam et de Diré qu’il couvre, en sécrétant un tissu économique et social durable. A cet effet, une attention particulière sera accordée aux petits agriculteurs, aux jeunes ruraux et aux groupes sociaux vulnérables et marginalisés.

Le PIDRN est financé par le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA) à hauteur de 7,7 milliards de Fcfa, par, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) à hauteur de 2,7 milliards, par le Fonds de survie belge à hauteur de 3,1 milliard de Fcfa, par l’État à hauteur de 2,6 milliards Fcfa, et par les bénéficiaires à hauteur d’un milliard.

Le PIDRN s’étalera sur 7 ans.

La première rencontre des techniciens s’était tenue il y a quelques semaines de cela.
Un programme détaillé d’activités qui tenait compte des autres interventions sur le terrain a été élaboré durant cette rencontre.

Le comité de pilotage qui fixe les grandes orientations du programme en respect avec les différents accords, doit examiner les résultats des travaux de cette rencontre pour les transformer en programme de travail.

Le programme de travail qui était soumis à l’approbation des membres du comité de pilotage nécessite la mobilisation de 11 milliards, soit 65% des investissements globaux prévus. Conformément aux recommandations de l’atelier de lancement de Tombouctou, ces fonds ont été débloqués.

Ce programme est orienté vers l’agriculture, l’élevage et les infrastructures de base comme la santé, l’hydraulique, l’assainissement, et l’éducation.

Près de trois milliards sont prévus pour le développement des compétences des différents acteurs du développement local.

Le programme en question comprend deux volets :

Le premier définit les activités pour le reste de l’année en cours. Le second prend en compte l’année 2007.

Au cours du deuxième semestre de 2006, l’installation des antennes locales se fera. Elle aura lieu en même temps que la mise en place des guides de suivi évaluation, la production de modules de formation et l’organisation d’une vaste campagne de sensibilisation auprès des populations bénéficiaires.

Quant au deuxième volet, lui sera consacré à l’organisation des formations programmées dans la première. Mais il sera précédé d’une série d’ateliers de restitution pour présenter les résultats aux partenaires.

Appel a été lancé par la Commissaire à la sécurité alimentaire à l’endroit des maires des localités ciblées, à assurer une profonde implication des collectivités locales.

10 août 2006.