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La première journée d’une grève générale de 48 heures, décrétée par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) pour réclamer une augmentation générale de salaires, a été bien suivie hier mardi 26 juin à Bamako, la capitale malienne.

Les départements ministériels, l’administration d’Etat ainsi que plusieurs autres établissements publics et privés de la capitale malienne ont, tout au long de la journée de mardi, tourné au ralenti.

La poste n’a pas ouvert ses portes au public pendant qu’un service minimum restait assuré aux usagers dans les établissements publics à caractère sensible comme les hôpitaux et les maternités.

Aucun mouvement d’avion n’a été, en revanche, enregistré à l’aéroport international de Bamako-Sénou dont le personnel avait pris soin d’avertir, dès lundi soir, les compagnies aériennes qu’il n’assurerait pas de service au sol.

Interrogé à la mi-journée de mardi, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité a indiqué que le mouvement de grève a été observé à 98% sur l’ensemble du territoire malien.

L’UNTM, la principale des deux centrales syndicales du Mali, exige une augmentation générale de salaires pour tous les travailleurs maliens, que l’employeur soit du public ou du privé.

D’autres points de revendication de l’UNTM ont trait à la baisse des prix des produits de première nécessité et au paiement d’indemnités de licenciement aux travailleurs déflatés ou partants volontaires à la retraite.

En réaction au préavis de grève, le gouvernement malien avait, dans une déclaration publiée lundi soir, estimé qu’il ne peut, à l’heure actuelle, consentir une augmentation générale des salaires.

Le gouvernement malien avait ajouté avoir, au cours de ces dernières années, entrepris de nombreux efforts pour améliorer les conditions de vie des populations.

Il a été, entre 2001 et 2005, accordé aux services d’eau et d’électricité, une subvention totale de 28 milliards de francs cfa.

Pana

27 juin 2007.