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Comme l’on s’en doutait, de nouvelles fuites au début des épreuves ont obligé les autorités scolaires à reprendre les sujets du baccalauréat. Lles candidats ont attendu 5 heures !

Les sujets du Bac session de juin 2014 ont fuité hier à Bamako à la veille des épreuves. Les épreuves ont finalement débuté avec plus de cinq heures de retard. La raison de cette situation plus qu’inhabituelle est que ces fuites de sujets ont poussé le ministère de l’Education nationale à changer les sujets.

Les épreuves qui devaient débuter à 8 heures sur l’étendue du territoire n’ont finalement débuté qu’à 13 heures. 5 heures d’attente pour les candidats au baccalauréat terminal sciences économiques (Tseco). Conséquence de la plus pire fuite de sujets à un examen au Mali.

Plusieurs centres à Bamako comme la rive gauche étaient à la traîne. C’est au-delà de 11h que les sujets ont été disponibles. La répartition ayant pris du temps, c’est en début d’après-midi que l’examen proprement dit a pu commencer. Avec là aussi, quelques petits problèmes. Les épreuves n’ont pas commencé au même moment pour tous les candidats. Et des sujets ont été intervertis au scellage. En effet des terminalistes en sciences sociales se sont retrouvés avec des sujets en économie dans leur enveloppe et vis versa.

Dans les centres sur la rive gauche, ils sont peu ceux qui ont commencé à une heure de retard. Plus de 2 heures d’attente voir 5 heures pour des candidats au baccalauréat 2014. Au centre, terminal sciences sociales, au lycée technique du « Savoir » à Djélibougou, les épreuves ont commencé avec 2 heures de retard. Au centre terminal langue et littérature au Lycée fily Dabo Sissoko en Commune I, elles ont commencé avec 3 heures en retard, soit 11 heures que les candidats ont débuté l’examen.

Les Tseco malheureux !

Pour ce début chaotique des épreuves du bac, le retard étant de rigueur, c’est à 10 heures que la plupart des terminalistes ont commencé avec les épreuves dans leurs matières principales. Sur la rive gauche, pour les Terminal sciences sociales (TSS), Terminales arts-lettres (TAL et TAL-arabe), Terminales langues-lettres (TLL), Terminal sciences exactes (TSE), Terminal science expérimentale (TSEXP), mis à part le retard accusé, n’ont entamé les épreuves sans que le programme ne soit chamboulé.

Les malheureux sont les terminalistes en sciences économiques (Tseco) sur la rive gauche. Leurs attentes a été un véritable supplice. Ils ont débuté à 13 h les épreuves d’économie qui durent 4 heures. Avec le retard accusé, leur programme de la journée et de l’examen se trouve chamboulé.

Selon le président du centre LTalibi, Issa Sanogo, depuis 4 heures du matin, ils sont à l’académie pour pouvoir prendre les sujets. « Jusqu’à 11h de la matinée, nous attendions les nouveaux sujets qui étaient en train d’être dupliqués », raconte-t-il. « Personne ne sait d’où viennent les fuites pour l’instant, mais les responsabilités doivent être très vite situées », souhaite-t-il « car, ceci nous décrédibilise tous ».

Pour le président du centre du Lycée Fily Dabo Cissoko, dépité, la mise à disposition des nouveaux sujets a en effet pris beaucoup de temps. « Cela est indépendant de notre volonté, nous sommes submergés par les choses et essayons un temps soit peu de travailler de les maîtriser », indique-t-il, en sueur, l’oreille collée au téléphone, il essayait de se retrouver dans ses papiers.

C’est aussi au pas de charge que son adjoint nous souligne qu’avec la tournure prise par les évènements, personne ne sait où il en est. « A notre niveau, on essaye de rassurer les candidats et faire ce qu’il y a à faire, attendre les instructions »,lança-t-il.

A part Bamako et environs, les autres régions, semblent ne pas connaître les retards et fuites de sujets.

Aminata Traoré

Les Échos du 11 Juin 2014