Partager

« Investir pour construire » tel est le slogan retenu par la Commission d’organisation de ce premier forum des investisseurs au Mali. Recommandée par la table ronde des bailleurs de fonds du Mali tenue à Genève en mars 2004, cette importante rencontre se tient dans un contexte particulièrement favorable au développement des affaires au Mali. il s’agit notamment de la stabilité politique, d’une position géographique stratégique dans la sous région, d’un bon environnement des affaires et surtout de l’immensité des potentialités dans beaucoup de domaines économiques.

Le premier forum des investisseurs au Mali vient donc à point nommé pour consolider voire renforcer la bonne tendance amorcée en matière d’investissements directs étrangers ces dernières années. En effet, selon les données du ministère de la promotion des investissements, des petites et moyennes entreprises, l’investissement direct étranger à connu une évolution positive à destination du Mali. Les périodes 1995 et 1997 ont été celles qui ont enregistré le flux le plus important. La période 1998 – 1999 a connu des fluctuations. Cependant, la moyenne annuelle qui était de 2 millions de dolars US entre 1989 et 1994, est passée à 64,5 millions de dollars US de 1995 à 2000. La situation a évolué de 63,3 milliards de FCFA en 2001 pour atteindre 93,6 milliards de FCFA en 2004. Au total en quatre ans l’investissement direct étranger a atteint une moyenne annuelle de 88,114 milliards de FCFA par an.

Par rapport aux agréments au seul code des investissements les intentions d’investissements directs étrangers n’ont fait que croître au cours des trois dernières années. En effet du second trimestre 2002 à fin premier trimestre 2005 plus de 209 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers ont été recensés soit une moyenne de 70 milliards de FCFA par an.

Parmi ces nombreuses entreprises transnationales exerçant au Mali, il y a plus de 170 entreprises ou filiales françaises, une trentaine de firmes canadiennes, des firmes américaines, chinoises, allemandes, danoises, espagnoles… Aussi, il y a lieu de prendre en compte les nombreux projets réalisés par les étrangers dans les secteurs des infrastructures publics (routes, travaux publics), constructions d’immeubles à usage commercial, implantation de services etc qui ne sont pas pris en compte dans les statistiques.

En prélude au forum, s’est ouverte hier, la phase finale de la Foire régionale de développement. il y aura aussi, le 3ème congrès mondial des entreprises en Afrique sur le thème  » création d’un secteur privé africain performant et tout à fait opérationnel « .

Pour Alhaji Bamanga Tukur, président de la table ronde des entreprises africaines, « sans l’accès aux finances, les idées des entreprises ne peuvent point devenir des réalités, sans infrastructures fonctionnelles et bien entretenues, les entreprises ne peuvent fonctionner, sans outils et machines en quantités suffisantes, les entreprises ne peuvent point produire, sans un personnel qualifié et motivé, les entreprises ne peuvent marcher et sans l’accès aux marchés, les entreprises ne peuvent vendre « . Tous ces aspects seront donc au centre des débats en vue d’établir un partenariat fécond au bénéfice des économies africaines.
Youssouf Camara

15 nov 2006