Partager

Nouveaux et ministres reconduits s’engagent tous à relever les défis qui les attendent

MaraL’ambiance était bon enfant hier au palais de Koulouba à l’occasion du premier Conseil des ministres du gouvernement Moussa Mara. L’équipe au grand complet était pour la première fois face au président de la République Ibrahim Boubacar Kéita qui affichait une sérénité sans faille.

A 9 heures 33, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou B. Maïga, a été le premier membre du gouvernement à poser le pied devant le bâtiment abritant la salle du Conseil. Il a été suivi par le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mohamed Ali Bathily, puis par celui de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy.

La presse a tenu à avoir les impressions des nouveaux ministres qui faisaient ainsi leur baptême de feu. A commencer par le ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo. Elle se fixe comme challenge de revaloriser son secteur pour que celui-ci soit profitable au développement du pays. «Je suis fière de servir dans le nouveau gouvernement. Nous avons une culture riche, variée, millénaire. Le défi pour moi est de revaloriser cette culture», a-t-elle indiqué.

Le nouveau ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Abdoulaye Idrissa Maïga, est un scientifique bon teint (il est ingénieur des sciences appliquées). Avec un parcours professionnel aussi impressionnant que séduisant, il entend s’appuyer sur ses compétences pour faire bouger les choses dans ses domaines d’intervention. Tel est aussi le cas du nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall, qui dit n’avoir aucun complexe quand il s’agit de servir le Mali.

Le nouveau titulaire du département des Sports, Housseini A. Guindo, entend, lui, mettre le sport au service du développement de notre pays. Pour cela, il va lui falloir batailler très dur pour soigner un secteur qui pourrait se porter nettement mieux si on se réfère aux talents qu’il renferme. Pour le ministre de la Décentralisation et de la Ville, considéré comme expert dans son domaine, c’est une nouvelle aventure qui commence.

Un défi global à relever.

Lui qui a été ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales sous le régime du président Konaré et ancien secrétaire général de la Présidence pendant la Transition, a toutes les raisons de se considérer comme un habitué du Conseil des ministres. «Je suis un vieux routier», a-t-il dit pour qualifier son parcours. Quant au nouveau ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara, il promet de faire bouger les choses, surtout dans le domaine des médias qui a aujourd’hui besoin d’être assaini.

Pour certains ministres reconduits, c’est la continuité dans l’action entamée. Le ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et du Patrimoine, Tiéman Hubert Coulibaly tout en mesurant la lourdeur de sa tâche veut travailler à la mise en place du cadastre au Mali, rationaliser la gestion des domaines de l’Etat.

Le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Me Mamadou Gaoussou Diarra, entend, lui, bien concrétiser la vision du chef de l’Etat en matière de la promotion de la jeunesse combinée avec la citoyenneté. Aux yeux du ministre de l’Education nationale, Mme Togola Jacqueline Marie Nana, le plus urgent est de bien préparer les examens de fin d’année. Cette action s’inscrit dans un défi global à relever, celui de soigner l’école de la maladie de la dégradation qui la ronge depuis plus de 20 ans.

Le président de la République et le Premier ministre sont arrivés vers 10 heures 10 dans le même véhicule. Tout de blanc vêtus en boubou bazin, ils n’ont fait aucune déclaration à la presse. Ibrahim Boubacar Keïta a serré la main, tour à tour, des ministres dans une cohue de photographes et cameramen accrédités pour la circonstance.

A 10 heures 30, la séance a été ouverte avec le discours du chef de l’Etat. Un discours dans lequel Ibrahim Boubacar Keïta a fixé ce qu’on peut appeler la lettre de mission du gouvernement dont les grandes lignes sont, entre autres, la paix et la réconciliation, la sécurité, le développement social, la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Pour ce faire, le président Ibrahim Boubacar Keïta compte sur un gouvernement de terrain, debout et soudé. Nous vous proposons ci-dessous le texte intégral de l’intervention du chef de l’Etat.

Le président de la République a saisi l’occasion pour rendre hommage à l’ex Première Dame, Mme Kéita Mariam Travélé, décédée lundi dernier.

M. KÉITA

Essor du 17 Avril 2014