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En visite de courtoisie à Banancoro et à Markala, le samedi 10 mars dernier, le président du RPM, El Hadji Ibrahim Boubacar Kéïta a laissé l’image d’un homme véridique, à l’opposé de la plupart des hommes politiques qui utilisent un langage démagogique à des fins purement électoralistes. Face aux préoccupations de ses interlocuteurs au premier plan desquelles l’insécurité au Nord-Mali, la sécurité alimentaire, l’école ou la santé, IBK a tenu un langage de vérité dénué de tout populisme qui a séduit plus d’un à Banancoro et à Markala, la vieille cité ouvrière.

Cette visite d’IBK à Banancoro et à Markala, dans la région de Ségou, a été initiée par deux associations qui se veulent apolitiques : « Ben Yessekola » (l’union fait la force) à Banancoro et le Club des amis de Yacouba Traoré du nom d’un opérateur économique natif de Markala, engagé dans la politique uniquement à cause d’IBK. Dans les deux localités visitées, le président du RPM et candidat déclaré à la présidentielle du 29 avril prochain a pris un bain de foule qui atteste de la capacité de mobilisation de ces associations.

« Je ne peux pas faire de Banancoro une commune » dixit IBK

A Banancoro, IBK a été conduit sous le mythique « Kalabanan », un lieu où toutes les grandes décisions étaient prises sous le règne de Da Monzon Diarra, roi de Ségou. Visiblement très ému, le chef du village a vivement salué la démarche d’IBK, tout en rappelant quelques valeurs de l’homme d’Etat (bravoure, honnêteté, autorité et détermination). Des valeurs qu’IBK incarne selon lui. Profitant de la présence de l’ancien premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale dans ses murs, l’un des notables du village a demandé son soutien afin que Banancoro puisse devenir une commune à part entière, un vœu si cher à ses habitants et ressortissants.

Pour ceux qui ne le savent pas, Banancoro fait partie de la commune de Pelengana. Face à cette doléance, IBK a gentiment, mais fermement répondu qu’il ne peut pas le faire. « Mon père, rien ne sert de vous mentir, la vérité est que je ne peux pas faire de Banancoro une commune ». Face à cette vérité dans le langage, le vieux était visiblement émerveillé. « Ah mon fils, il n’y a rien à dire, merci pour cette vérité » a t-il déclaré avec un sourire aux lèvres, témoignage d’une admiration véritable.

Après avoir pris congé des vieux sages, IBK est allé se recueillir sur la tombe de Da Monzon Diarra, avant de rejoindre la place publique où s’impatientait une foule nombreuse venue de plus de 30 villages des environs. Là, ce fut un festival de louanges d’IBK aux rythmes des musiques du terroir donnant à la cérémonie une allure de fête au village.

A Makala, deuxième étape de la visite d’IBK ce samedi 10 mars, ce fut le sacre grâce à la forte mobilisation du club des amis de Yacouba Traoré, un fils du terroir. C’était une marée humaine débordante rehaussée par l’adhésion de trois conseillers indépendants de la mairie au RPM.

«Comptez d’abord sur vous-mêmes, populations de Markala», dixit IBK

Selon leur porte-parole, Adama Togola, le choix de rallier IBK est loin d’être fortuit. « Nous avons décidé en toute indépendance d’aider notre pays à sortir du mauvais pas. Nul n’est dupe, tout le monde sait que le Mali d’aujourd’hui a besoin d’un homme à poigne comme IBK. Soutenir cette candidature, c’est faire acte de patriotisme. Notre pays a trop souffert du manque d’autorité dans sa gestion », a t- il déclaré sous les ovations nourries du public.

Auparavant, d’autres personnalités avaient pris la parole pour prononcer un discours presque identique. Avec comme dénominateur commun : IBK l’homme qu’il faut pour le Mali. Le parrain Yacouba Traoré ira jusqu’à dire qu’ « IBK est un homme de sacrifice. Aucun sacrifice n’est de trop pour lui tant qu’il s’agit du Mali et des Maliens. Ses qualités d’homme de dignité et d’Etat font de lui aujourd’hui le seul présidentiable capable de redresser notre pays et lui assurer un avenir meilleur ».

Tout comme à Banancoro, IBK a fait face aussi à Markala à des doléances à caractère purement politique, cette fois-ci de la part du porte-parole des conseillers qui ont adhéré au RPM, Adama Togola. Ce dernier l’a invité à se prononcer sur ce qu’il va faire pour la commune de Markala une fois qu’il deviendra président du Mali. En réponse à cette question, le président du RPM a soutenu qu’il n’est pas en campagne électorale et qu’au moment venu il fera part à chacun de son projet de société.

En plus, IBK a demandé aux Markalais de compter sur eux-mêmes d’abord en les invitant à dégager une synergie d’action autour de ses propres fils, parmi lesquels Yacouba Traoré, qui n’a aucune prétention électoraliste.

Visiblement très fier de Yacouba Traoré, le président du RPM a laissé entendre que ce dernier saura qu’il n’est pas avec un ingrat. Une manière de lui dire qu’il ne le décevra point, le moment venu.

Actualité oblige, IBK a évoqué l’insécurité au nord de notre pays. A ce sujet, il a salué les efforts de nos militaires et a invité tout le monde à soutenir ATT dans ce combat juste afin qu’il puisse terminer son mandat en paix. « La situation que nous vivons n’est plus l’affaire d’un seul homme, il s’agit du Mali, notre pays. C’est méchant de faire de cette situation un fonds de commerce politique comme certains l’avaient tenté et continuent de le faire.

Une chose est claire, le Mali peut bien tanguer, mais il ne chavirera jamais. Tant que nous sommes là. Aidons donc le président ATT à bien finir son mandat. C’est pourquoi, j’ai dit à tous mes camarades de ne poser aucun acte qui pourrait déstabiliser davantage le président pour des raisons électoralistes » a déclaré IBK. Avant de commenter d’autres préoccupations des Maliens telles que l’école, la santé et la sécurité alimentaire. Là-dessus, il a déclaré que des efforts restent à fournir afin de soulager les uns et les autres. Pour cela, il a indiqué que la cohésion, l’entre-aide dans la sincérité, le tout soutenu par une politique rigoureuse peuvent être la solution à nos problèmes.

Voilà le langage de vérité qu’IBK a soutenu à Banancoro et à Markala. Un discours qui a séduit et qui a fait dire à la population de ces localités qu’ «IBK est un homme honnête, de conviction, dépourvu de tout populisme».

* Envoyé spécial Alassane DIARRA

L’Indépendant du 14 Mars 2012