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Dans le cadre de la fidélisation et de la sensibilisation du monde scolaire sur la promotion des droits humains, le Prégroupe Amnesty international Zeïna et Amnesty international- Mali ont organisé une conférence débats. C’était le samedi 21 septembre 2013, dans la cour du lycée Zeïna. Le thème était : la protection des personnes vulnérables, surtout les enfants pendant les conflits armés.

Plus qu’une conférence, ce fut une véritable école de formation des scolaires sur la défense et la promotion des droits humains. Le conférencier, Makan Koné, président de Amnesty international- Mali, a tenu à préciser que les concepts des droits humains et de conflits armés avant de dégager la responsabilité des Etats pendant les périodes de guerre.

Selon lui, on peut regrouper les différentes formes de droits en deux grandes catégories : le droit humain et le droit international humanitaire. Si le premier s’occupe de la protection de l’être humain de façon générale en favorisant son épanouissement et en luttant contre l’arbitraire, le second s’intéresse uniquement à la protection de l’être humain dans des situations de conflits. Il vise surtout à limiter les souffrances causées par la guerre.
L’objectif principal du droit humanitaire, poursuit M. Koné, consiste à humaniser la guerre. Selon le conférencier, même si la guerre en tant que telle n’est pas toujours condamnée par le droit humanitaire, il y a des règles que chaque partie belligérante se doit de respecter. Il s’agit, entre autres, martèle-t-il, et cela conformément aux principes du droit humanitaire de l’utilisation des armes conventionnelles, de la protection des populations civiles qui ne sont pas ou qui ne sont plus engagées dans la guerre, par exemple les blessés et de la délimitation des effets du combat pour atteindre les objectifs de la guerre.

Parlant de la responsabilité des Etats en période de conflits armés, Makan Koné a souligné que les Etats ont principalement comme obligation de protéger les populations, de surveiller l’utilisation des enfants soldats et surtout de ne pas occulter les droits des citoyens. Cependant, même en cas de négociations, dira-t-il, l’on ne doit pas fermer les yeux sur les cas de violation des droits humanitaires.
A toutes les questions posées, le conférencier a donné des réponses pertinentes qui ont permis à l’assistance de combler ses lacunes sur la protection des personnes vulnérables, surtout les enfants pendant les conflits armés.

Les associations partenaires, visant les mêmes objectifs qu’Amnesty international- Mali à savoir l’Association des jeunes pour l’épanouissement de la femme (AJEF) et le Réseau d’action pour la République «Mali Kuru», ont tenu à être présentes à la conférence débat. Le modérateur de ladite conférence débats était Moussa Sidibé du Prégroupe Amnesty international-Mali.

Daouda DOUMBIA

L’Inter de Bamako du 30 Septembre 2013