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Aux 30 communes de Ségou

Au Mali, le paludisme demeure l’endémie majeure et la première cause de morbidité et de mortalité. Dans les groupes les plus vulnérables, on se trouvent les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

C’est pourquoi, depuis deux ans, le président du CNID, Me Mountaga Tall, par ailleurs député de Ségou, communément appelé là bas «  Baba « , multiplie les dons des anti-paludiques notamment le «  Coartem  » aux différents Centres de santé communautaires (CSCOM) des 30 communes que compte le cercle de Ségou. Cette année, la donation a eu lieu, le samedi 27 décembre, dans la salle Mieru Ba de la cité des Balazans.

Il existe des traitements simples et des moyens peu coûteux pour se protéger du paludisme qui fait des ravages dans notre pays. En avril 2000, plus d’une quarantaine de chefs d’Etat, réunis à Abuja au Nigéria, décidaient d’impulser une nouvelle dynamique à la lutte contre ce fléau qui fait des hécatombes sur le continent.

Loin devant la terrible épidémie du sida. Les dirigeants africains prirent ainsi l’engagement, dans une déclaration dite d’Abuja, de réduire de moitié le taux de morbidité et de mortalité liées à cette maladie d’ici à l’horizon 2010. Depuis, une Journée africaine de lutte contre le paludisme qui commémore l’anniversaire de cette rencontre a été instituée.

A l’instar des autres pays, le Mali célèbre chaque année la Journée africaine de lutte contre le paludisme (PNLP). C’est pourquoi, au niveau national, notre pays a engagé des actions concrètes à travers le Programme national de lutte contre le paludisme afin de faire reculer le fléau.

A côté, il y a des bonnes volontés, à l’image de Me Mountaga Tall, pour contribuer à bouter cette maladie hors de notre pays. En effet, à la tête d’une forte délégation de son parti, le N°1 du parti du soleil levant s’est rendu dans sa ville natale, son fief électoral, Ségou. C’était, le samedi 27 décembre.

Arrivé dans la cité des Balanzans aux environs de 18 heures, « Baba », comme on l’appelle affectueusement à Ségou, a tenu d’abord à aller s’accroupir devant sa vieille mère en guise de respect, avant de regagner la salle Mieru Ba de Ségou où l’attendait depuis 16 heures, une foule nombreuse. Parmi celle-ci figuraient des députés de plusieurs localités et de formations politiques différentes.

C’est sous des applaudissements nourris que l’enfant de Ségou s’est installé au présidium aux cotés du directeur de Cabinet du gouverneur de Ségou, Yaya Dolo, du maire de la ville, Bréhima Thiero, du maire de Pelinguéna, Yamoussa Coulibaly et du président de l’association des municipalités de Ségou ainsi que du représentant de la FNASCOM.

Dans leurs allocutions, tous ont positivement apprécié l’initiative de Me Mountaga Tall consistant à remettre, à titre gratuit, des anti-paludiques aux différents CSCOM des 30 communes du cercle de Ségou


Le donateur a, pour sa part, déclaré :
« Celui qui est en bonne santé porte un chapeau en or. Mais personne ne voit ce chapeau si ce n’est le malade. Ces médicaments, d’une valeur de 150 millions de FCFA permettront 65 000 traitements d’enfants. Je demande aux uns et autres de ne pas les vendre. L’objectif est d’aider les enfants atteints de paludisme à se soigner gratuitement. Ces médicaments doivent être encore, une fois de plus, gratuitement distribués. Nous attendons un impact afin que cette action puisse être étendue à d’autres localités. Nous ne saurons terminer sans remercier tous nos partenaires ».

En retour, le Directeur de Cabinet du gouverneur, Yaya Dolo a promis au généreux donateur que ces médicaments seront utilisés à bon escient. C’est dans cette atmosphère que Me Tall a remis, à titre symbolique, un paquet de  » Coartem «  à ce dernier.

Rappelons que dans notre pays, le paludisme est très répandu et constitue un fréquent motif de consultations médicales. Il représente, selon les statistiques du PNLP 34 à 39% des causes de consultations dans les services de santé. Le « palu » a aussi des conséquences graves au plan économique.

Son traitement grève les dépenses des ménages et la maladie est l’une des principales causes d’absentéisme sur les lieux de travail. En plus de son coût humain, le paludisme est donc un frein au développement de nos pays car il réduit la productivité en affectant les ressources humaines.

Pour terminer, il faut préciser qu’auparavant, l’honorable député de Ségou avait pris part aux festivités commémoratives du cinquantenaire de l’école fondamental de « Mogola », village situé à quelques dizaines de kilomètres de Ségou.


Chahana TAKIOU

30 Décembre 2008