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Traduire la « bande à Bahanga » devant une juridiction internationale, organiser une concertation nationale sur notre système de démocratie et pratiquer les tests ADN sur les ressortissants français désirant venir au Mali. Telles sont, entre autres, propositions, faites par le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) le samedi 10 novembre lors d’une conférence de presse au siège du parti. Cela pour marquer ses quatre années d’existence sur l’échiquier politique malien. ont été au centre des débats.

Pour le RDS, les prises d’otages civils et la pose de mines antipersonnel sur le territoire malien par la bande à Bahanga constituent des crimes de guerre. C’est pourquoi, le parti souhaite à ce que « les auteurs de ces tueries soient appréhendés et traduits devant les tribunaux internationaux. Cela pour répondre de leurs actes à l’instar des criminels de guerre Sierra léonais ».

Evoquant la situation politique, surtout le système électoral malien, le professeur Younouss Yamèye Dicko, propose une concertation nationale sur le sujet. Qui passera nécessairement par une révision des textes régissant la vie politique. Notamment les institutions chargées de la surveillance et du contrôle du processus démocratique.

Enfin, le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité a profité de cette conférence pour condamner sans réserve l’amendement de la loi Mariani qui consiste à pratiquer les tests ADN sur les ressortissants d’Afrique noire demandant un regroupement familial en France.

C’est pourquoi, le parti de l’ancien ministre de l’Education d’Alpha, demande à tous les gouvernements d’Afrique noire d’appliquer la réciprocité aux ressortissants de la République française désirant venir en Afrique.

Kassoum THERA

12 novembre 2007.