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Le Pr. Salif Berthé, recteur de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) a indiqué mardi au cours d’une conférence de presse que l’année universitaire 2011-2012 s’est normalement déroulée. Il a néanmoins profité de l’occasion pour remuer le couteau dans les plaies de l’école malienne en général, des universités en particulier.

Pour mieux informer l’opinion sur l’Université des droits et sciences politiques de Bamako, ses autorités ont animé une conférence de presse le 23 octobre 2012. Le recteur de l’USJPB, Pr. Salif Berthé, a tout d’abord expliqué les intentions et les priorités de son Université qui s’appuient sur la formation et la recherche scientifique, a-t-il précisé.

« Nos missions s’inscrivent dans le cadre de la confrontation des idées, de la diffusion des connaissances et des compétences académiques. Notre ambition est de donner à chaque étudiante et à chaque étudiant les meilleures conditions d’apprentissage et d’émancipation académique. Quant au personnel enseignant, aux chercheurs et aux agents de l’administration, ils sont disponibles pour faire rayonner le savoir, le mettre au service du développement du Mali, de l’Afrique. Dans un contexte de mondialisation se caractérisant par des interactivités entre les peuples de différents pays, de différents continents, l’USJPB affiche un esprit d’ouverture académique sur le monde tout en demeurant en quête de savoir à partager », a-t-il détaillé.

A en croire Pr. Berthé, des inscriptions au déroulement des cours en passant par l’évaluation et la proclamation des résultats provisoires, tout s’est déroulé normalement dans les deux facultés opérationnelles de cette universités que sont la Faculté de droit public (PDPU) et la Faculté de droit privé (FDPRI). Toutefois, il a dénoncé certaines pratiques anciennes qui continuent de polluer le climat universitaire en général, celui de son Université en particulier.

Escroqueries

Parmi ces pratiques, il y a l’absentéisme de certains enseignants, le manque de niveau d’autres et les mauvaises conditions d’effectivité des travaux dirigés pendant lesquels plusieurs étudiants sont contraints de payer la somme de 5000 F CFA ou plus pour bénéficier d’une bonne note, a déclaré le recteur.

« Il y a même parfois des enseignants qui vont jusqu’à infliger sciemment des mauvaises notes aux étudiants, rien que pour les inciter à adhérer à la proposition de leur responsable de classe et non moins complice de l’enseignant à débourser des sous pour combler les 2 et 3″, a-t-il ajouté.

Pour lui, toutes ces magouilles n’ont que trop duré, car à l’entendre, les étudiants ainsi que tous les responsables de l’éducation veulent un changement dans la structure, gage de réussite pour l’Université, mais aussi pour le pays. « Je suis convaincu que 90 % des étudiants maliens et enseignants veulent travailler dans la tranquillité et la transparence », a-t-il conclu.

Il a assuré qu’au titre de l’année 2012-2013 les préparatifs de la rentrée vont bon train, précisant que l’immatriculation des nouveaux bacheliers est même terminée.

Sory I. Konaté

(stagiaire)

28 Octobre 2012