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Depuis 16 années, le Pr. Ogobara Doumbo de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie (FMPOS) après ces longues études, a consacré son combat à la recherche d’un vaccin contre le paludisme au Mali. Ce professeur-spécialiste en parasitologie et en biologie n’est point à présenter à la Faculté de Médecine, au Mali et dans le monde en général.

Cela grâce à ses dons en matière de recherche scientifique contre le paludisme qui est selon lui une maladie infectueuse parasitaire transmise par le moustique et qui mange les globules rouges et détruit le cerveau.


Un engagement et des mérites

En effet, le Pr. Doumbo, grâce à ses recherches scientifiques, a été huit fois honoré par les Américains. Il y a un mois environ le Pr. Ogobara Doumbo et son maître Abdoul Karim Koumaré, tous enseignants, chercheurs à la FMPOS ont été gratifiés par leurs pairs pour avoir été retenu au Mali comme membres de l’Académie Française de Médecine.

Par ailleurs, le Pr. Doumbo qui est reconnu pour sa rigueur et son savoir-faire n’a jamais caché sa passion pour la recherche scientifique. Dans le cadre du développement d’une recherche universitaire compétitive, les autorités maliennes n’ont jamais cité l’exemple du pôle d’excellence de recherche sur le paludusme de l’université de Bamako à la FMPOS : grâce au centre le Malaria Research and Training Center.

Rappelons que ce centre a été créé par le gouvernement malien en 1992 avec les partenaires au développement tels que le NIS, la coopération Française, l’OMS, la Rock Full and Fondation.


Les missions du centre

Selon le Pr. Doumbo, ce centre a trois missions fondamentales. La première est de former des jeunes chercheurs à un niveau international pour créer un cercle de chercheurs et d’enseignants. Il s’agit également de tester les stratégies pour accompagner le Programme National de Lutte contre le Paludisme en proposant des stratégies qui sont utilisées.

Le troisième objectif, c’est de participer au développement des vaccins avec la communauté internationale contre le paludisme. Le Pr. Doumbo dira que ce centre recrute des jeunes chercheurs dont 60% sont des majors de leur promotion dont la moyenne d’âge est 35 ans.

Actuellement au Mali, le Pr. a listé six centres de recherche contre le paludisme. Il s’agit notamment des sites de Donéguébougou, de Bandiagara, de Bancoumana, de Bougoula Hameau et bientôt de Sotuba. Chaque cite a un budget annuel de 250 000 000 financés par les Américains.
Selon Doumbo, l’heure de visite se limite à trois stratégies, le processus, les résultats, la compétitivité et la durabilité.

Le fonctionnement du centre

Le Pr; a rappelé que le centre fonctionne à merveille. C’est un système qui est ouvert aux meilleurs des étudiants qui gagnent grâce à leur mérite et leur travail. Ils sont organisés en unité fonctionnelle où chaque chercheur est responsable de son unité et de son programme avec lequel il doit être compétitif dans le but d’assurer la formation aux nouvelles générations pour assurer la relève.

S’agissant de la valeur de la recherche dans le développement d’un pays, il dira qu’il n’y a pas développement possible aujourd’hui sans la recherche. Aucun pays ne peut se targuer, de s’être développé sans la recherche scientifique et technologique.

Pour ce système, l’Afrique a une science exceptionnelle avec la mondialisation des nouvelles technologies. Par conséquent, nous devons engager notre université avec les jeunes compétents pour la recherche d’un développement rapide comme l’ont fait la Chine, le Brésil, l’Inde pour se développer. On peut accélérer le développement par la recherche de la médecine, de la science et de la technologie, dira-t-il.

Un fierté du Mali

Dans son intervention, le Pr. explique que dans le domaine du paludisme, le Mali est aujourd’hui respecté comme un pays en matière de recherche et qui constitue aujourd’hui un repère international. Parce que le centre a été récemment classé comme les Pack Faïve en Afrique, grâce à des essais cliniques de plus haut niveau.

Ceci est reconnu par les francophones, les anglophones, les européens, les américains. Ce qui fait de notre pays, selon Ogobara, une fierté mondiale car notre pays joue une énorme important en matière de recherche sur le paludisme dans le monde.

Il n’a pas manqué également de remercier tous les partenaires de ce centre qui sont entre autres l’école de Médecine, l’Université, le gouvernement et toute la population malienne. A ceux-ci s’ajoutent les partenaires étrangers comme le National instrui-Waelf de Betesda aux Etats-Unis, l’OMS, TDR, la Coopération Française, l’AEF et plus d’autres universités étrangères avec qui ils ont en commun des projets de formation et de recherche.

A ses dires, cette recherche de vaccin contre le paludisme est une obligation pour les chercheurs scientifiques car le paludisme tue chaque 2 minutes, donc cette lutte est une question de justice, d’équité et d’obligation internationale pour donner aux enfants la chance de vivre.

Le Mali aujourd’hui est le seul pays dans la sous-région qui forme en bio informatique et en bio mathématiques. C’est pourquoi le Pr. Doumbo a toujours insisté sur la formation d’un seul bloc de chercheurs scientifiques au Mali, mais avant chacun doit se faire cibler dans son domaine quant à ses propres recherches scientifiques.

Car dit-il, on ne peut être un enseignant du supérieur sans être un chercheur. Une des obligations d’un chercheur est également une connaissance sans tolérance de l’anglais et une maîtrise parfaite de la technologie.

Les crises scolaires ont elles un impact sur la recherche scientifique ?

Le Pr. dira que l’école malienne n’a d’autre choix que de reprendre sa compétitivité, parce que les Maliens ont été toujours des embryons, qui sont respectés partout dans le monde. Nous prenons l’exemple sur le Pr. lui-même qui disait qu’il ne regrette jamais sa formation réussie au Mali, d’où l’école malienne a toujours des ressources.

Par conséquent, les perturbations n’entrent pas dans la dialectique du développement d’un pays et celle de la maturation, car ce sont les événements du moment. Mais il pense que l’ensemble des partenaires, des élèves et des étudiants y compris les parents d’élèves doivent travailler avec sérénité, avec conscience, vision de l’avenir de ce pays pour reprendre vite le travail en vue de faire face au développement du Mali.


Hady BARRY

13 Juin 2008