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Le Pr Abdoulaye Touré est le point focal soins essentiels dans la communauté. Dans un entretien à bâton rompu, il met en exergue, les objectifs et les impacts de l’approche soins essentiels dans la communauté. Selon lui, les SEC sont le continuum de la politique de la survie de l’enfant au Mali.

Les soins essentiels dans la communauté (SEC) nous indique le Pr. ne constituent pas une nouvelle stratégie entant que telle. Les SEC ne sont que le continuum de la politique nationale de la survie de l’enfant au Mali. Par ailleurs, l’agent clé qui fait l’opérationnalisation des SEC est un agent nouveau dans le système de santé, précise le spécialité.

« C’est un agent qui n’existait pas dans notre système de sante. Notre système de sante se limitait au niveau de CSCOM. Et ce nouvel agent est en deçà du SCOM. C’est une nouvelle façon de revitaliser le système sanitaire. Il est au sein de la population. Et prend en charge les pathologies simples chez les enfants de 0 à 5 ans » ajoutera t-il.

Formé pour connaitre les signes de danger Pr. Touré, a fait constater que sa mise en œuvre a commencé en juillet 2011 et les premier ASC ont été installées sur les sites pilotes.

» Les Soins essentiels dans la communauté ont permis d’avoir un taux de couverture satisfaisant » a estimé l’orateur. Relevant quelques impacts, il soutiendra que 1 681 ASC ont été formées et mis à la disposition des régions de Mopti, Sikasso, Kayes, Segou et Koulikoro.

» Les chiffres ont démontré que de leurs installations ‘à nos jours, les ASC ont pris en charge de 30 000 cas paludisme conformément au texte de diagnostique rapides, 16 000 cas de diarrhée et près de 20 000 cas d’infection respiration aigue(IRA) « a-t-il témoigné. S’y ajoutent 10000 cas de malnutritions.

Ce qui donne en pourcentage plus de 20% de pathologie chez les enfants. « Si les ASC n’étaient pas sur place plus de la moitié de ces enfants auraient passé de vie à trépas par faute d’une prise en charge précoce » souligne t-il. Nonobstant des défis rester à relever pour maintenir le cap. « Aujourd’hui tout le monde parle de pérennisation, il ne s’agit pas de bien commencer et mal finir. Nous avons pris soins cette fois ci de mettre un accent particulier sur le suivi et l’évaluation. Donc nous veillons sur la qualité » a-t-il dit.

En terme de pérennisation il estime qu’il faudra une sorte de combinaison et de mécanisme de tous les acteurs. A le croire, les districts sanitaires n’ont pas les même réalités et il faut développer le partenariat public et privé.

Dans la même lancé, il fera allusion sur l’exemple dans les zones minières ou les autorités locales font des plaidoyers auprès des entreprises pour la prise en charge des ASC. Et au niveau des collectivités, les élus sont entrain de voir comment s’impliquer dans la prise en charge des ASC.

Ramata TEMBELY

07 Janvier 2013.