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Le militant des droits des gays Paul Kasonkomona, 38 ans, comparaît à nouveau mardi. Il avait été arrêté en avril pour avoir demandé à la télévision que l’homosexualité soit dépénalisée. A peine un mois plus tard, un coiffeur de 21 ans, Philip Mubiana, et un maçon de 20 ans, James Mwape, ont été arrêtés et accusés de « sodomie » et d’actes « contre-nature ». Les relations entre personnes du même sexe sont interdites en Zambie depuis la période coloniale britannique et la sodomie est passible de 14 ans de prison. Les procès de cette semaine sont cependant les premiers de l’histoire récente du pays à se tenir dans un contexte d’hostilité croissante envers les gays. « Ceux qui défendent les droits des gays devraient aller en enfer, ce n’est pas une question que nous tolèrerons », a déclaré le ministre des Affaires intérieures Edgar Lungu à des journalistes le mois dernier. « Il n’y aura pas de discussions sur les droits des gays. Ce problème est étranger à notre pays ». Le discours inflexible du gouvernement a reçu le soutien des organisations chrétiennes. Les médias zambiens se sont emparés du sujet et les droits des homosexuels sont aussi devenus une question brûlante pour l’homme de la rue. Les raisons de la répression récente ne sont pas claires. L’homosexualité est illégale dans la plupart des pays africains et la discrimination est monnaie courante sur le continent. AFP