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Les combats ont repris mercredi matin entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise près de Goma, ville stratégique de l’est de la RDC, avant l’arrivée le jour même dans le pays du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, nous ont annoncé les belligérants. Après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris lundi entre l’armée et le M23 aux alentours de Mutaho. Cette localité se situe à une dizaine de km au nord de Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Les forces régulières et les rebelles s’accusent mutuellement d’avoir lancé les hostilités. Le bilan de lundi est incertain: le gouvernement a annoncé 19 morts (15 rebelles et 4 soldats), et le M23 a indiqué que « deux officiers » des FARDC avaient été tués. Selon l’ONU, la reprise des affrontements a provoqué le déplacement de plusieurs centaines de personnes en direction de Goma. « Nous demandons à la communauté internationale et à la population de dire non à la guerre autour de la ville de Goma, qui est protégée par la Monusco », a déclaré le lieutenant-colonel Kazarama. Il a affirmé que le M23 n’avait pas l’intention de s’emparer de Goma, qu’il avait occupée une dizaine de jours fin novembre. Mais, dès lundi, la Monusco a renforcé ses dispositifs de sécurisation de la ville.Le lieutenant-colonel Kazarama a aussi encore accusé l’armée de combattre le M23 avec l’aide de la rébellion hutu rwandaise des FDLR. Cette accusation a été « catégoriquement » démentie par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. AFP.