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Le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles se sont accusés mutuellement dimanche de violation du cessez-le-feu censé être en vigueur depuis deux jours et qui devait mettre fin à plus d’un mois d’un conflit brutal dans le plus jeune pays du monde. La situation de centaines de milliers de civils reste également alarmante et l’Unicef a annoncé la mort de trente enfants victimes de la rougeole. Un porte-parole des rebelles, Lul Ruai Koang, a dénoncé des « violations évidentes » du cessez-le-feu, accusant les forces gouvernementales d’avoir attaqué les positions rebelles dans l’Etat pétrolier d’Unité (nord), ainsi que dans l’Etat de Jonglei (est). « Face à toutes ces offensives de l’armée gouvernementale, nos forces n’ont réagi que pour se défendre », a-t-il affirmé dans un communiqué.De son côté, l’armée a rejeté ces accusations et rétorqué dimanche comme la veille que c’était les rebelles qui avaient rompu la trêve. Interrogé par l’AFP, le porte-parole de l’armée, Philip Aguer, a indiqué ne pas avoir été informé de nouveaux affrontements. Les deux parties s’accusent également mutuellement de ne pas contrôler leurs troupes sur le terrain. Les belligérants ont néanmoins réaffirmé leur volonté de respecter au mieux la cessation des hostilités et dans ce vaste pays aux régions pour la plupart inaccessibles et reculées, les affrontements jusqu’à présent signalés semblent être plutôt des incidents isolés que des attaques de grande envergure. AFP.