Partager


Dans notre édition de jeudi, nous parlions de l’absence de policiers dans la circulation le 28 janvier 2009 à la suite de propos tenus par le Premier ministre vis-à-vis de la police nationale lors de la remise du rapport sur la délinquance financière et la lutte contre la corruption.

Le chargé de communication de la Primature s’est estimé en droit de faire les précisions. Nous le confondons.

« Monsieur le directeur de publication,

Dans la livraison du jeudi 19 février 2009 de votre journal « Les Echos », une brève publiée en encadré page 3, sous le titre : Pourquoi ne pas le démentir ? laisse comprendre que le Premier ministre Modibo Sidibé en recevant le rapport sur les Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière, aurait tenu les propos que vous citez en italiques et entre guillemets dans le texte : « nous allons réactiver le numéro vert de la police pour permettre aux camionneurs et autres usagers de dénoncer les pratiques de corruption des policiers ».

Ces déclarations que vous prêtez au Premier ministre sont inexactes et ne sont pas les propos tenus par lui en recevant le rapport.

Afin d’éviter toutes les interprétations tendant à indexer un corps de fonctionnaires, je vous prie de trouver ci-joint copie du discours prononcé par le Premier ministre, la partie en question étant mise en gras dans le texte.

Au demeurant, ce texte a été mis en ligne sur le site de la Primature le jour même de la cérémonie de remise du rapport. Une simple consultation du site aurait permis au journaliste d’avoir la bonne version des propos du Premier ministre.

Recevez, Monsieur le directeur de publication, l’assurance de ma disponibilité ».

Cheickna H. Diarra

(conseiller à la communication)


L’extrait des propos du Premier ministre

« Dans les meilleurs délais, certaines des dispositions pratiques proposées dans le rapport, et qui vont dans le sens des actions en cours dans le cadre du renouveau de l’action publique, comme la réactivation de la ‘police des polices’ et du ‘numéro vert’, notamment sur les grands axes routiers pour dénoncer tous les paiements indus imposés aux usagers de la route et aux transporteurs ainsi que l’obligation pour les éléments des forces de sécurité, notamment ceux de la compagnie de circulation routière de porter les badges d’identification, vont être prises. Des instructions fermes seront données aux départements indiqués pour ce faire ».

N. B. : De deux choses l’une : ou bien notre grand frère a mal lu le discours ou bien…


Pourquoi ne pas le démentir ?

Les mesures prises par le ministère de l’Equipement et desTransports pour l’immatriculation de certaines mobylettes seraient en train de faire les choux gras de quelques escrocs tapis dans l’ombre.

Les services techniques que sont la direction nationale des transports terrestres, fluviaux et maritimes et l’Office national des transports (ONT) ont conditionné l’immatriculation au dédouanement des engins à deux roues dont les frais s’élèveraient à 100 000 F CFA pour une moto Jakarta par exemple.

Pour éviter de s’acquitter de cette somme faramineuse, les usagers doivent se présenter aux guichets des services des douanes avec le reçu de dédouanement de leurs motos ou une vignette antérieure à novembre 2008 ou les années précédentes.

L’occasion faisant le larron, un réseau de revendeurs d’anciennes vignettes (2007 et 2008) opèrerait en toute clandestinité. Le précieux sésame serait vendu entre 30 000 et 40 000 F CFA. Ce qui laisse penser que l’opération d’immatriculation des engins à deux roues et de permis de conduire pour motocyclistes serait un champ fertile d’escroquerie.

23 Février 2009