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Le Premier ministre Modibo Sidibé a rencontré hier à la Primature les syndicats de l’enseignement supérieur. Le chef du gouvernement leur a dévoilé ce qu’il a appelé son « plan de développement de l’enseignement supérieur à court, moyen et long terme » et qui prendra effet dès juillet 2010 en cas d’accord avec les syndicalistes.

Les nouvelles propositions du gouvernement pour désamorcer la crise de l’enseignement supérieur pris en otage par une grève illimitée des enseignants, ont trait à deux points. Il s’agit des statuts et plans de carrière ouverts sur l’extérieur, des primes et indemnités liées à la productivité et à la présence effective en milieu universitaire à compter de juillet 2010 et le taux des heures supplémentaires qui devrait connaître une hausse sensible.

Les propositions relatives aux statuts et plans de carrière des enseignants ont été élaborés, selon le Premier ministre, sur la base des principes de valorisation des principaux temps de carrière (recrutement, promotion et fin de carrière), l’engagement professionnel et l’évaluation.

 » Les statuts proposés sont définis sur la base des normes internationales concernant la formation requise, le recrutement, la tâche, la fonction, les règles et mécanismes de titularisation, l’évaluation de la performance, la rémunération… » a commenté Modibo Sidibé sous le regard vigilant des syndicalistes en présence des deux ministres en charge de l’Education nationale et celui de la Santé.

En effet, les principes innovants des statuts portent sur la reconnaissance du mérite avec ce que le patron de la Maison du peuple appelle « la consécration de l’éméritat et de l’honorariat ». Les attentes des enseignants étaient visiblement plus grandes sur le 2e point de proposition qui touche les primes et indemnités.

Sans donner plus de détail sur le taux de ces primes et indemnités, le Premier ministre a néanmoins indiqué qu’elles sont au nombre de cinq : les primes de fonction spéciale, de recherche et de documentation et les indemnités d’encadrement et de résidence.

Par rapport aux taux des heures supplémentaires, Modibo Sidibé dira qu’elles connaîtront une hausse assortie d’une rationalisation et d’une transparence de leur gestion.

Le Syndicat national de l’éducation et de la culture (Snec) a réitéré sa volonté de prendre part à la réunion. Son secrétaire général Tibou Telly a souhaité que les rencontres programmées rompent avec certaines pratiques. « Il faut une certaine pédagogie pour circonscrire aux blocages. Il s’agit de prévoir des mécanisme plus alertes et plus souples », a-t-il suggéré.

Amadou Waïgalo

Aminata Lah (stagiaire)

28 Mai 2010.