Partager

C’est au cours de la cérémonie de lancement des activités du Mouvement Patriotique Pour le Mali (MPM), ce jeudi 20 juin 2013 au CICB, que l’ancien Premier Ministre Ahmed Mohamed Ag Amani s’est vu investi comme le nouveau président du MPM. Il remplace donc Feu Mamadou Bagayoko. Pour les membres du MPM cela consacre le retour du L’ex-Pm sur la scène sociopolitique en tant qu’acteur et leader du MPM pour accompagner la société civile dans lutte de développement social durable.

Dans son Plan d’action, SEM Ag Amani a fait le point sur la crise profonde et multiforme qui secoue notre pays depuis bientôt deux ans. C’est pourquoi, après près de vingt ans de démocratie basée sur le multipartisme intégral et au vu des résultats actuels, l’ex PM pense qu’il est impératif de faire une évaluation objective et se poser quelques questions fondamentales. De savoir ce que nous en avons retenu en matière de Développement Politique.

Quelles leçons avons-nous tirées de notre pratique de la démocratie ? Ensuite, selon lui, on devrait chercher à savoir pourquoi, malgré un accompagnement technique et financier conséquent de la communauté internationale pendant les deux décennies écoulées, nous sommes encore dans l’expectative par rapport au progrès social et au développement économique de notre pays.

« La principale leçon que les maliens et maliennes ont pu tirer de l’évolution historique de la démocratie malienne pendant ces 20 dernières années, est qu’il faut éliminer toutes les considérations – discriminations construites fallacieusement au nom des acquis du 26 mars 1991. Il faut également extirper toutes les pratiques consistant à limiter la participation active et techniques efficiente de toutes les compétences maliennes. »

Pour ce faire, Ag AMANI voudrait marquer véritablement un nouveau et réel départ qui sera conforme à la mémoire de tous nos martyrs et victimes. C’est dire en d’autre termes que nous sommes dans l’obligation de repartir sur de nouvelles bases où tous les maliens et maliennes auront droit à la parole, à la considération et au respect, sans tenir compte de l’origine, du sexe et de la qualité. C’est dire aussi une citoyenneté de tous et chacun, sans oublier la reconnaissance de l’apport qualitatif et quantitatif individuel et à l’évolution historique du multipartisme démocratique dans notre pays.

Car pour lui ce sera la condition sine qua non à la consolidation de cette paix sociale, durable et généralisée sans laquelle le Mali ne pourra jamais réaliser les OMD dans les domaines clés de l’Education, la Santé, l’Economie et la Promotion des Droits Humains et d’un Etat démocratique fort.

Mais Ag AMANI reste confiant et surtout convaincu que nous serons à la hauteur de tout ce que nous faisons pour une sortie de crise, qu’il nous incombe plus que jamais de dégager les voies et de nous donner les moyens de gagner définitivement la guerre contre l’intolérance, la médiocrité, l’obscurantisme et le clientélisme, tous ces maux qui gangrènent notre société.

Bokoum Abdoul Momini

25 Juin 2013

Source: Arawanexpress.com