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Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) n’est pas du tout content du Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Le FDR l’accuse d’être de mèche avec Yèrèwolo Ton et l’invite à clarifier ses relations avec ce groupe.

La confiance entre les acteurs de la scène politique nationale est une condition indispensable pour une sortie de la crise politique, sociale et sécuritaire. Cette confiance ne s’est pas encore installée entre le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et le Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR).

Ce regroupement politique, qui compte en son sein les organisations opposées au putsch du 22 mars 2012, accuse le PM de connivence avec l’association Yèrèwolo ton et l’invite à clarifier ses relations avec ce groupe ainsi que tous les milieux extrémistes dont les activités visent à déstabiliser la transition.

Pour le FDR, Yèrèwolo ton est impliqué dans l’agression le 21 mai à Koulouba du président de la République, Pr. Dioncounda Traoré. Rappelons qu’à ce propos, des dirigeants de l’association Yèrèwolo sont déférés devant le parquet de la Commune III et devront connaître leur sort le 28 août prochain.

Depuis le coup d’Etat du 22 mars, le groupe Yèrèwolo ton s’est illustré à plusieurs reprises par des manifestations à caractère violent dont les plus connus sont l’occupation de l’entrée principale de l’Assemblée nationale pendant les mois d’avril et de mai et la marche du 6 août dernier. Pendant tout le siège de l’Assemblée nationale, aucune disposition n’avait été prise par le gouvernement pour le dégager, malgré la saisine des autorités par les députés pour troubles à l’ordre public.

Le FDR invite tous les acteurs politiques et sociaux à s’abstenir de tout extrémisme et à s’inscrire dans la logique et la dynamique d’une transition pacifique et consensuelle, comme le président de la République l’a souhaité dans son adresse à la nation du 29 juillet 2012.

Denis Koné

14 Août 2012