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A l’appel du Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) et du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN), des milliers de personnes ont manifesté pour réclamer le déploiement d’une mission internationale en vue de la libération des régions du nord du pays aux mains des groupes islamistes depuis des mois.

jpg_FDR2-2.jpgPartie de la place de la liberté, la marche s’est soldée par la lecture d’une déclaration au niveau du monument de la paix sur une distance d’environ un kilomètre. Ladite déclaration a été par la suite remise à la primature par une délégation des deux organisations conduite par la vice-présidente du FDR, Fatoumata Siré Diakité. «Il est temps d’agir» pour juguler la crise du nord, avaient-ils consigné sur plusieurs pancartes. Et dans cette perspective, la déclaration n’occulte aucunement les intentions des initiateurs de la marche : «Hier comme aujourd’hui, nous demeurons convaincus que le recours à la force est indispensable à la résolution de la crise».

Parmi les dizaines de slogans, on pouvait entendre : «Vive la CEDEAO», «Vive l’armée malienne», «A bas les négociation», etc. «Nos attentes par rapport à la CEDEAO, c’est de venir aider nos militaires à libérer le nord», a expliqué Mme Touré Safiatou Traoré, député élue en commune III du district de Bamako. Pour les responsables du FDR et du COREN, l’action de la force doit se faire concomitamment par le dialogue avec les groupes armés «disposés à respecter les fondements de la République». Ce dialogue, selon le secrétaire général du COREN, Abdoulaye Dicko, doit inclure toutes les communautés ethniques qui se trouvent dans le nord. «Il est clair pour nous qu’il ne saurait y avoir dans ce schéma ni scission du pays, ni auto-détermination, ni remise en cause de la laïcité du Mali», a martelé la porte-parole, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké. jpg_FDR3-2.jpg

Selon elle, le salut face à la situation que vit le pays passe par une solidarité de la communauté sous régionale et internationale. C’est dans cet esprit que les signataires du document remis au premier ministre appellent la communauté internationale à «venir en aide» au Mali.

Impatients d’attendre une résolution

La Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) envisage de déployer une force militaire de 3300 hommes dans le cadre d’une mission internationale. A cet effet, une requête a été soumise au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) par les autorités maliennes en vue de l’adoption d’une résolution. Les discussions autour de cette résolution sont encore houleuses aux Nations Unies laissant penser que la perspective d’un déploiement militaires est encore loin. «Nous sommes impatients d’attendre cette résolution parce que ça fait très longtemps que les bandits armés ont occupé le nord», a souligné l’honorable Touré Safiatou Traoré.

Seydou Coulibaly

Le 11 Octobre 2012

© AFRIBONE