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Le ministère de l’Economie et des Finances organise, depuis hier mercredi 9 mai 2007, dans la salle Benso du Grand Hôtel, un atelier sur l’appui budgétaire aux secteurs de la santé et du développement social. Pendant trois jours, la soixantaine de participants passeront au crible les contours liés à l’aide budgétaire, notamment les difficultés rencontrées dans la mobilisation des ressources dont bénéficie le Mali de la part de certains partenaires, en vue de rendre cet appui plus efficace.

L’ouverture de cette rencontre était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Sambou Wagué, avec, à ses côtés son homologue du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Amadou Rouamba, et les représentants des partenaires techniques et financiers. L’atelier ainsi ouvert doit durer trois jours.

Au cours de celui-ci, les participants venus des services publics bénéficiaires des ces appuis et des organismes partenaires devront s’appesantir sur les principes généraux de l’appui budgétaire général et sectoriel.

En effet, a rappelé le Secrétaire général du département de l’Economie et des Finances, « le gouvernement du Mali a fait de l’appui budgétaire un instrument privilégié de sa coopération financière. Il a ainsi engagé, avec les partenaires techniques et financiers, un dialogue fructueux qui a abouti à la signature, au cours de l’année 2006, des accords-cadres d’appui budgétaire et des accords spécifiques aux secteurs de la santé, du développement social et de l’éducation. Ce qui constitue un grand pas en avant dans le processus de gestion budgétaire« .

Cette nouvelle approche programmatique nécessite l’adoption de nouveaux instruments, en particulier l’élaboration et l’utilisation des cadres de dépenses à moyen terme dont les liens avec la loi des finances sont indispensables.

A ce niveau, a indiqué M. Wagué, « il est nécessaire pour le Gouvernement d’établir les bases de ce nouveau type de collaboration avec les principaux secteurs et partenaires techniques et financiers concernés« .

Cependant, l’établissement de ces rapports nouveaux de travail passe nécessairement par une compréhension commune de l’appui budgétaire et la prise en compte des intérêts de toutes les parties, le suivi d’un nouveau mode d’opération et l’harmonisation des interventions des partenaires techniques et financiers.

Ce qui explique la tenue de la présente rencontre qui a quatre objectifs: analyser la matrice des mesures de l’appui budgétaire de la Banque mondiale, de l’Union européenne, du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) et de l’appui budgétaire sectoriel et voir comment arriver aux objectifs escomptés en calculant les coûts des activités; faire la revue du cadre de dépenses à moyen terme des deux secteurs afin de s’assurer que les activités concernés sont bien prises en compte; aligner les cadre de dépenses à moyen termes sur le budget national (lignes budgétaires actuelles pouvant être recoupées) et discuter des problèmes rencontrés dans la mobilisation des ressources de l’appui budgétaire sectoriel.

Pour atteindre ces objectifs, les participants seront amenés à échanger sur les points portant sur les principes de l’appui budgétaire général et sectoriel et sur les expériences de certains pays comme l’Ethiopie et le Rwanda. Ils analyseront également les études de planification et l’amélioration de l’accès au fonds de l’appui budgétaire.

En tout cas, pour Sambou Wagué, « c’est un atelier très riche dont les principales conclusions sont attendues par le Gouvernement pour faire avancer le processus de l’alignement et de l’harmonisation de l’aide« .

Youssouf CAMARA

10 mai 2007.