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Pour exprimer leur indignation face à la détention de leurs camarades, les étudiants de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMPOS), viennent de boycotter les examens de fin d’année.

C’est à la suite d’une assemblée générale organisée par le comité AEEM et la Coordination des faisant fonction d’internes qu’il a été décidé de l’empêchement du bon déroulement des examens.

A notre arrivée dans ledit établissement, hier lundi, les étudiants étaient amassés dans la cour alors que les forces de l’ordre étaient regroupées à l’entrée de la faculté.

Aucune altercation n’a été constatée entre les étudiants et les forces de l’ordre. Pour le comité, « le premier motif qui nous a poussés à boycotter les examens est le fait que l’administration a proposé que nos camarades composent dans la prison. Quand l’administration a affiché le programme des examens, nous avons émis le souhait d’établir un dialogue avec elle pour que nos camarades puissent venir passer les examens avec nous. Les responsables n’ont pas accepté cette proposition. Finalement, ils ont catégoriquement refusé nos revendications. Maintenant que l’action de boycott a réussi à 100 %, nous nous attendons à ce que l’administration revienne sur sa décision. Dans le cas contraire, nous n’allons pas composer. Les camarades sont depuis maintenant deux jours en grève de la faim et leur état de santé est critique. Nos actions ne sont à l’encontre de personne, nous ne voulons que la libération de nos camarades.
En plus de la libération des huit étudiants, nous demandons la démission du doyen de la médecine de pharmacie et d’odontostomatologie
 » a declaré le représentant du comité AEEM de la FMPOST expliquant les motifs du boycott.

Nous avons pris le soin d’approcher le doyen de la faculté de médecine, Anatole Tounkara, qui nous confia ne pas être en mesure de se pronnoncer sur la tenue des examens dans les prochains jour. « Ce n’est pas moi qui décide, c’est le conseil des professeurs qui décidera de la tenue des examens » a-t-il déclaré.

Dans une lettre adressée au Directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillance, signée de Analtole Tounkara , il est écrit que « nous prendrons toutes les dispositions afin que les huit étudiants en médecine qui désirent passer les examens puissent le faire à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Les épreuves seront acheminées ainsi que les surveillants« .


Ramata TEMBELY

04 septembre 2007.