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Pour sauver Diafarabé des eaux, il sera relié à Kara par un pont.

« Depuis 1970, nous sommes à la recherche de financement pour sauver le village de Diafarabé des eaux. En 1970, presque les 3/4 du village ont été envahis par l’eau. Aujourd’hui, il n’y a pas de terre à Diafarabé à cause de l’érosion hydrique. Beaucoup de présidents s’étaient engagés à aménager les berges de Diafarabé de même que de nombreux ministres, mais rien à faire. Nous avons consacré toute notre vie à sauver le village.

En sauvant notre village, nous disons merci à ATT et à son ministre de l’Environnement ».

Ces propos traduisent toute la joie qui animait Demba Diallo, secrétaire général du Comité du salut public de Diafarabé, suite à la signature vendredi dernier d’un protocole d’accord relatif à la protection des berges de Diafarabé entre le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement et le DG de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (Agetipe).

Par la signature de cette convention entre le ministre Aghatan Ag Alassane et Ould Sidi Mohamed Arbi Hama délégué pour la maîtrise d’ouvrage, il s’agit de sauver Diafarabé des eaux à travers le curage de Diaka et la construction d’un pont de franchissement entre Kara et Diafarabé.

En paraphant le document, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, a indiqué que « cet important projet fait partie de la vision du président de la République. Les berges de Diaka doivent être protégées pour sauver Diafarabé qui est entré dans le patrimoine culturel. Je pense que vous allez accélérer la procédure pour permettre au président de la République de poser la première pierre du projet ».

D’un coût global de 6 milliards de F CFA, entièrement financés par le budget national, les travaux d’aménagement
des berges de Diafarabé, qui s’étaleront sur plusieurs années, seront exécutés par l’Agetipe. Son DG, Osm Arbi a pris l’engagement que le projet sera exécuté dans les règles de l’art, dans les délais impartis et dans les coûts d’objectif.

Toutefois, en raison de la complexité du projet de Diafarabé, qui commande une grande prudence dans les choix techniques qui seront opérés, M. Arbi a demandé au ministre de l’Environnement de leur permettre au cours des études, d’examiner les impacts du site environnemental critique de Kara, contaminé par les polluants organiques persistants.

« Tout est fin prêt pour que les travaux démarrent. Le rêve est devenu une réalité. Merci à tous ceux qui de près ou de loin se sont impliqués à la réussite du projet », a témoigné Mamoudou Yoro Diall, 1er adjoint au maire de Diafarabé.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des notabilités de Diafarabé, des partenaires et des ONG.

Mohamed Daou

05 Mai 2008