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Moussa Doudou Haïdara, Conseiller spécial du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) est le point focal de la Banque Mondiale auprès de cette structure. Il est chargé d’informer les opérateurs économiques maliens sur les appels d’offres que l’institution mondiale lance chaque année. Il doit porter également à la connaissance de la Banque Mondiale les aspirations des opérateurs économiques maliens pour la promotion du secteur privé.

La Banque Mondiale qui, à l’accoutumée, fait des appels d’offres d’une valeur de plus de 25 milliards de dollars par an, n’entend plus passer par mille chemins pour entrer en contact avec les opérateurs économiques maliens. A cet effet, elle vient de désigner Moussa Doudou Haïdara, Economiste et Conseiller spécial du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, comme son point focal. M. Haïdara a pour mission d’informer les opérateurs économiques maliens sur les appels d’offres que la Banque Mondiale lance chaque année.

L’homme est aussi appelé à attirer l’attention des jeunes entrepreneurs sur les opportunités de financement des projets et des mesures pour se faire garantir.

Un autre aspect de la mission de M. Haïdara consiste à porter à la connaissance de la Banque Mondiale les aspirations des opérateurs économiques maliens pour la promotion du secteur privé.

A rappeler que pour la mise en place officielle de ce point focal au Mali, Gilles Garcia, du Bureau de la Communication de la Banque Mondiale de France, a fait le déplacement de Bamako. Au cours de son séjour qui n’a duré que 48 heures, l’hôte du bureau de la Représentation de la Banque Mondiale au Mali a eu des séances de travail avec Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. M. Garcia n’a pas manqué de saisir l’occasion pour expliquer à M. Bittar le bien-fondé de son projet.

Messieurs Garcia et Haïdara ont exposé devant la presse les attentes du projet. Le premier de soutenir que son institution veut épauler le secteur privé qui est, aujourd’hui, le moteur du développement en Afrique. « Les entreprises européennes, américaines et même asiatiques bénéficient du soutien de la Banque Mondiale. Nous voulons que les entreprises africaines jouissent des mêmes avantages. A travers ce projet très pratique à notre entendement, nous voulons changer l’image des entreprises maliennes en un ou deux ans. La Banque Mondiale veut intervenir directement pour appuyer les sociétés » a-t-il déclaré.

Le second a, de son côté, évoqué l’organisation d’un séminaire dans les prochains jours à l’intention des opérateurs économiques maliens sur les informations relatives aux stratégies à même de les aider à postuler pour les appels d’offres, et à bénéficier des financements de la Banque Mondiale. « Je travaille à la CCIM comme Conseiller spécial de Jeamille Bittar. Je reste disposé à aider mes compatriotes pour le développement du secteur industriel du Mali » a-t-il laissé entendre.

Il est à rappeler, enfin, que le point focal du Mali occupe la centième place dans le groupe des points focaux. En Afrique, nombreux sont les pays qui sont déjà dotés de points focaux. II s’agit, entre autres, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Cameroun, du Nigeria, du Kenya et du Ghana.

Abdoul Karim KONE

07 Février 2008.