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Le gouverneur Ibrahim Féfé Koné met en place un dispositif de veille et d’intervention


Les inondations du week-end dernier, ayant entraîné des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants ont interpellé les autorités du district de Bamako, par la mise en place, hier dans la salle de conférences du gouvernorat, des dispositifs de suivi et d’intervention des crises sur l’inondation. Initiés et présidés par le gouverneur du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné, ces deux dispositifs sont opérationnels depuis hier mardi.

Depuis quelques mois, le gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, a mis en place une Commission de sécurité. Laquelle est chargée de prévenir et de gérer des crises naturelles et socio-économiques, auxquelles le district de Bamako peut être confronté. Cependant, les pluies diluviennes du samedi 26 juillet qui ont provoqué des inondations dans la capitale malienne, entraînant des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants, ont étalé au grand jour la vulnérabilité du district de Bamako face à certaines catastrophes.

Pour que de telles calamités ne se reproduisent plus à l’avenir, le gouverneur Ibrahima Féfé Koné a réuni, hier mardi, autour de lui, dans la salle de conférences du gouvernorat, les différents maires du District, le représentant de la Protection civile, les forces de sécurité et de l’Assainissement.

Face au gouverneur, ceux-ci ont soulevés certains nombres de problèmes qui entraînent ces inondations. Il s’agit de : l’insuffisance de caniveaux, de l’incivisme par des constructions illicites des maisons dans le lit des marigots et la liste n’est pas exhaustive. Pour le représentant des sapeurs-pompiers, le lieutenant Daouda Togola, ce service est confronté a un manque d’effectif et de moyens pour faire face à certaines inondations, comme celle du week-end dernier.

 » Pour la seule journée du samedi 26 juillet, ce sont au total 15 inondations qui ont été déclarées. L’effectif et les moyens dont nous disposons sont insuffisants pour faire face à de telles catastrophes  » a regretté le lieutenant Daouda Koné.

Après avoir écouté les doléances des uns et les propositions des autres, le gouverneur a mis en place une sous-commission de veille et une d’interventions. Lesquelles sous-commissions sont composées de tous les maires de Bamako, des chefs de services de la Protection civile, de la police, de la gendarmerie, de la direction des routes, de l’Urbanisme, de la santé.

« La sous-commission de veille a pour mission d’identifier les menaces de l’inondations et la sous-commission d’interventions sera opérationnelle pour plus de promptitude chaque fois qu’une inondation est déclarée « , a souligné Ibrahima Féfé Koné en déterminant les tâches assignées à cette structure. Ces différentes forces interviendront en synergie pour prévenir, ou le cas échéant, faire face aux inondations dans la ville des trois Caïmans.

« La première mission de cette sous-commission de veille sera d’identifier dès la semaine prochaine, les constructions illicites qui sont faites dans le lit des marigots et nous allons procéder immédiatement à leur démolition. Car nous ne pouvons pas accepter, qu’à cause du bonheur d’une seule personne, toute une population soit mise en danger, cela n’est pas acceptable  » a prévenu le chef de l’exécutif du District de Bamako.


Kassoum THERA

Averse sur Bamako le samedi dernier :

La foudre fait deux blessés à Kanajiguila, sur la rive droite du fleuve Niger

La rive gauche du fleuve Niger a été épargnée par la vague des inondations qui ont sinistré la rive droite. Selon la Protection civile, n’y a pas eu d’inondation et encore moins de dégâts matériel.

Cela s’explique en partie par les bonnes dispositions prises par les autorités communales. Il s’agit notamment de curer les caniveaux à temps. Seulement, aux environs de 17 heures, la foudre, qui a accompagné la forte pluie qui s’est abattue sur notre capitale, est tombé dans une famille de Kanajiguila, près du château d’eau, faisant deux blessés.

Une fois alertée, la brigade de sapeurs-pompiers de Dravela a aussitôt dépêché ses éléments sur les lieux. Ils ont évacué les deux victimes à l’hôpital Gabriel Touré. Il y a eu plus de peur que de mal, puisqu’il s’agissait de deux blessés légers et pas de dégâts matériel.

Par contre, sur la rive droite, où il y a eu beaucoup de dégâts qu’on impute à tort ou à raison à un manque d’entretien des caniveaux. Mais la réalité est que chaque fois qu’il pleut abondamment, les eaux de ruissellement venant en amont de Niamakoro, débordent rapidement les caniveaux et inondent les concessions.

Ce qui constitue un danger permanent non seulement pour les populations, mais surtout pour les petits enfants qui prennent toujours du plaisir à se baigner sous la pluie. C’est ce qui s’est produit le samedi 26 juillet où l’on a vu déferler les eaux de ruissellement qui ont tout emporté sur leur passage, y compris les enfants. D’où la nécessité d’une vraie réflexion au sujet des inondations qui menacent le grand quartier populaire de Niamakoro par les autorités de la commune VI et ses partenaires.

Pierre Fo’o MEDJO

30 Juillet 2008