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C’est à l’occasion d’un meeting organisé, samedi dernier, à son Q.G de campagne que le Fare a lancé une campagne de mobilisation. A cet effet, des responsables du parti dont son président et plusieurs centaines de jeunes militants venus du district de Bamako et de Kati s’étaient donné rendez-vous à Ouolofobougou-Bolibana.

L’objectif de la rencontre était bien clair : mobiliser 500 000 militants jeunes pour porter l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé sur les hauteurs de Koulouba en 2013. Il fallait ce projet puisque « le parti Fare ne saurait se soustraire aux exigences du bref délai imparti aux candidats de mettre en place un système fiable, efficient et compétitif de contact avec les électeurs », a justifié Issa Zan Traoré, 7ème Vice-président du parti et membre du staff de campagne de l’officier supérieur de police.

Ce projet consistera à créer un centre d’appel, constituer une équipe d’opérateurs d’appel et concevoir un message à faire passer auprès des personnes contactées. D’ores et déjà, les responsables de la jeunesse des différentes circonscriptions électorales du district de Bamako ont donné de fermes engagements. Ainsi, la commune I a promis de mobiliser 16 800 militants, 14 000 pour la Commune II, plus de 6 000 en Commune III, 15 400 en Commune IV, 17 000 en Commune V et 19 000 en Commune VI. Le seul quartier de Kalabancoro s’est engagé à mobiliser 6 300 jeunes. Soit près de 100 000 électeurs jeunes.

Dans son discours, le président du Fare, Alou Keita, a rappelé le rôle majeur que les jeunes ont joué dans l’avènement de la démocratie au Mali en 1991. Malheureusement, regrette-t-il, cette même couche est de nos jours exclue du débat politique par les partis traditionnels qui l’utilisent comme du bétail électoral et l’abandonnent une fois qu’ils accèdent au pouvoir. De sorte que la jeunesse avait fini par se décourager et se désintéresser de la chose politique. De l’avis de M. Keita, cette situation explique en partie la survenue de la crise à laquelle notre pays fait face.

A présent, a-t-il estimé, le temps était venu pour donner toute leur chance aux jeunes en les mettant au cœur de l’action politique, car sans elle on ne peut rien construire de durable. C’est justement cela l’une des ambitions majeures de leur parti, à en croire le président du Fare.

Fondamentalement différente des autres formations politiques, les Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence entendent être un outil clé au service de la jeunesse malienne afin de lui permettre de remplir son devoir citoyen. Car c’est elle qui constitue le fer de lance du parti. «Prenez vos responsabilités car vous serez des acteurs majeurs du jeu démocratique», a prodigué le président Keita, tout en invitant les jeunes à mettre le parti au service de leurs rêves et de leur avenir. Mais surtout au service du développement de notre pays.

Par ailleurs, il a estimé qu’un vaste chantier s’ouvrait désormais avec les élections à venir : celui de la reconstruction du développement du Mali. Ainsi, il leur conseille de s’engager davantage pour saisir les opportunités que ce chantier engendre.

Pour sa part, Amadou Cissé, Secrétaire général de la jeunesse Fare, a salué l’engagement et la détermination des associations et autres clubs de jeunes et de femmes auxquels Modibo Sidibé doit sa candidature. «Ce n’est pas une masse ou une foule de T-shirt. Ce sont des gens convaincus, des leaders confirmés qui sont venus», a-t-il fièrement lancé. Après avoir apporté un démenti aux rumeurs qui ont couru au sujet de leur mentor le lendemain des évènements de mars 2012, Cissé a reconnu en l’ancien Premier ministre un homme brave et humble qui a pris fait et cause pour la jeunesse de son pays. C’est pourquoi il a appelé les siens à s’organiser davantage dans le cadre de la campagne électorale à venir pour « éviter de faire comme les autres ». Car, estime-t-il, autant Modibo Sidibé est différent des autres candidats, autant les militants du Fare sont différents des militants des autres partis politiques.

Dans les jours à venir, il s’agira pour eux, a-t-il promis, de descendre dans les rues de Bamako ou de faire le porte-à-porte s’il le faut, pour mobiliser le maximum de jeunes le jour du scrutin.

Bakary SOGODOGO

Le Prétoire du 25 Juin 2013