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Créé le 21 avril dernier, le syndicat des journalistes reporters est composé de 35 membres issus de toutes les catégories de la presse malienne. Ce syndicat dit se battre pour que les journalistes aient une bonne formation et qu’ils puissent exercer leur profession dans de très bonnes conditions et en toute sécurité.

Il faut tout faire pour que la précarité ne tue pas la presse et qu’elle ne piétine pas la déontologie et l’éthique de cette noble profession » a déclaré le tout nouveau Secrétaire général du syndicat des journalistes reporters, M’Baye Coulibaly qui estime que les conditions de travail des journalistes au Mali doivent être revues afin de préserver la génération future. Après la libéralisation de la presse qui a engendré la création de plus d’une quarantaine de titres et plus de 300 radios, le paysage médiatique malien est confronté à des problèmes structurels et organisationnels, faute de mesures d’accompagnement, a fait constater M’Baye Coulibaly qui explique que c’est la raison pour laquelle des personnes sont arrivées dans ce métier sans une véritable formation en journalisme. D’où la création de ce syndicat pour les besoins de formation et aussi pour la valorisation de la profession.

Selon le Secrétaire général du syndicat, il s’agit de défendre les intérêts moraux et matériels des hommes de média tout en changeant leur image. Ce combat ne peut être mené que s’il y a des hommes qualifiés pour mener la bataille. « Quand on parle de bataille, ce n’est pas pour rivaliser entre les associations, les réseaux et les groupements de presse. Loin de là, il s’agit plutôt de les aider à changer l’image des journalistes et de la presse en les protégeant à travers une promotion absolue «.

Ce syndicat n’est pas né pour revendiquer seulement des droits. Il s’attèle aussi à former, car selon le Secrétaire général : » un journaliste mal formé est un danger pour la société « . Ainsi, le syndicat veut poser de nouveaux jalons pour la génération future. Cela à travers l’accélération de la procédure de création d’une école de journalisme évitant ainsi aux Maliens de sortir pour étudier dans d’autres pays. Dans le même ordre d’idée, il a fait mention de la convention collective de la presse élaborée il y a 6 ans par l’ensemble des acteurs de la presse. Cette convention malheureusement n’est pas appliquée. Le syndicat entend se battre pour qu’elle connaisse un début d’application. Cette convention doit s’appliquer pour que la précarité qui envahit la corporation puisse être vaincue et éviter la faillite des entreprises de presse. A cet effet, le syndicat entend travailler avec les patrons de presse pour qu’il y ait de véritables entreprises performantes et professionnelles avec des professionnels dignes de ce nom.

Fatoumata Mah Thiam KONE

L’Indépendant du 19 Août 2013