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Un groupe de personnalités du Burkina Faso veut mener une médiation pour sortir de la crise née de la mise en place du Sénat et de l’éventuelle modification de l’article 37 de la Constitution. La mission semble très difficile, étant données les positions déjà tranchées sur ce qui oppose les différents protagonistes. Selon l’ex-président burkinabè, Jean-Baptiste Ouédraogo, membre de ce groupe de médiation aux côtés d’autorités religieuses, cette médiation est d’autant plus nécessaire que «les ingrédients d’une possible explosion sociale se trouvent réunis» au Burkina Faso. Selon ses initiateurs, cette médiation devrait aboutir à une formule de transition politique apaisée. Le 11 janvier dernier, des partisans d’une nouvelle candidature de Blaise Compaoré à la présidentielle de 2015 avaient organisé un meeting, demandant une révision de l’article 37 de la Constitution, qui empêche l’actuel président, au pouvoir depuis 1987, de briguer un autre mandat. Une semaine plus tard, c’était au tour de l’opposition d’appeler à une manifestation, demandant, au contraire, de ne pas réviser le fameux article 37. Ces dernières semaines ont également vu naître un nouveau parti politique, ont les membres sont des dissidents du parti présidentiel. RFI