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L’association «Droit d’Ingérence» est née

Ulcérés par la corruption ambiante, synonyme de contre-performances économiques et les violations en tous genres des droits l’homme et l’impunité qui les encourage, un groupe de patriotes, des magistrats pour la plupart, ont décidé de rompre avec l’attitude du spectateur passif pour créer «  Droits d’Ingérence « .

Une association qui a pour but d’entreprendre toute action visant à rendre au peuple ce qui lui appartient, notamment le droit à la vie, à la santé, à une bonne éducation, à la nourriture, au logement et une culture des droits de l’homme à travers une assistance au triple plan matériel, moral et spirituel.

Ester en justice chaque fois que cela est nécessaire pour préserver les intérêts du peuple fait partie de ses missions. L’association est présidée par Modibo Poudiougou, juge d’instruction à Koulikoro.

Pour atteindre son objectif  » Droits d’Ingérence  » ambitionne de lutter contre l’impunité, la corruption et la délinquance financière, réhabiliter l’école malienne parce que, soulignent ses initiateurs, «  les hommes politiques ont démissionné, chacun croyant que son tour n’arrivera pas « .

S’y ajoute la préservation des intérêts du peuple dans les grands dossiers judiciaires par l’intervention des experts nationaux et internationaux pour évaluer les décisions de justice, l’établissement du bilan des prêts obtenus par le Mali de 1960 à nos jours quand on sait que des générations futures sont engagées, la préservation des droits de l’homme, de façon concrète, de tous les droits de l’homme. Tout un programme.

Sont membres de l’Association les personnes physiques ou morales qui partagent ses idéaux, son esprit et ses méthodes.

Outre les membres fondateurs signataires des statuts d’origine, qui sont pour la plupart des magistrats, sont également membres des  » Droits d’Ingérence  » les personnes qui y adhèrent, soit à raison des dons effectués par elles, en nature ou en espèces, au profit de l’Association, soit à raison de leurs activités bénévoles, soit à cause de leur appartenance à une antenne.

Les membres d’honneur sont les personnalités à qui cette qualité a été conférée par le Conseil d’administration à raison des titres éminents qu’elles ont acquis à la reconnaissance de l’Association. Tous les membres de l’Association possèdent le droit de vote à toutes les assemblées générales, à la condition d’être à jour de la cotisation en cours.

Pour lui permettre d’atteindre ses objectifs, l’Association dispose de moyens humains et financiers. S’agissant des premiers, l’antenne, qui est un groupe de bénévoles spécialement rattaché à une ville et qui s’engage à assurer auprès des populations de cette ville une présence régulière et un soutien actif.

Le Conseil national est l’organe chargé dans le pays de dynamiser les antennes et d’assurer le relais avec les organisations partenaires. Le renforcement des moyens humains passe aussi par toutes actions bénévoles exercées par des membres de l’Association et le recrutement de tous salariés nécessaires à la réalisation des objectifs de «Droits d’Ingérence».

La formation, la distribution de tous dons acquis ou collectés, la réalisation de tous investissements permettant l’amélioration des conditions de vie des populations, la collaboration avec les pouvoirs publics pour la mise en œuvre des mesures d’aides aux populations et la participation à toutes études et enquêtes sur les problèmes nationaux et la mise en place de tous moyens de communication permettant la sensibilisation auxdits problèmes sont autant de moyens d’action à même de permettre à l’Assation d’atteindre ses objectifs.

L’Association qui a pour vice-président Maître Souleymane Adama Cissé et pour président d’honneur Cheick Cherif Koné, magistrat, Conseiller à la Cour d’Appel de Kayes, a son siège à Bamako. Bon vent à «Droit d’Ingérence» dans un Mali où l’impunité et les violations flagrantes des droits de l’homme semblent être la règle !

Yaya SIDIBE

13 juin 2008