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A la réunion de restitution lundi après-midi au secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sédizon), les autorités du Système des Nations unies se sont engagées à jouer leur rôle de plaidoyer et de partage des informations au profit de l’Office du Niger et de l’Office riz Ségou.

Du 27 au 29 mai 2010, des représentants du Système des Nations unies ont effectué une visite de terrain dans les zones Office du Niger et Office riz Ségou. L’objectif de la tournée était de jauger les potentialités des deux zones et de voir dans quelle mesure ils peuvent intervenir.
Les visiteurs ont été agréablement surpris de constater que le Mali dispose d’immenses potentiels rizicoles.

Au lendemain de cette mission importante, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sédizon) a jugé bon d’organiser une rencontre de restitution avec les agences des Nations unies au Mali.

L’exercice du 26 juillet 2010 s’inscrit dans cette dynamique. Pour la circonstance, Abou Sow s’est fait entourer de trois de ses collègues du gouvernement : Ibrahima Ndiaye (Emploi et Formation professionnelle), Tiémoko Sangaré (Environnement et l’Assainissement) et Hamane Niang (Jeunesse et des Sports).

Devant les chefs d’agence des Nations unies, le Sédizon a indiqué qu’il est prévu d’aménager à l’horizon 2012, 60 000 hectares à l’Office du Niger. Pour Abou Sow, si la culture du riz est l’activité dominante dans les deux Offices, elle ne doit pas être cependant l’activité exclusive. C’est pourquoi il a fait savoir à ses interlocuteurs que des efforts sont également portés sur la culture maraîchère.

Parlant des problèmes communs aux deux Offices, le Sédizon a évoqué les difficultés de transformation, de conservation et d’écoulement. La preuve, dira-t-il, « il y a eu un surplus de production de riz cette année à l’Office du Niger ». Abou Sow n’a pas passé sous silence la multitude d’organisations paysannes à l’Office du Niger.

Ce qui, à ses dires, a conduit à une politisation de la zone, le manque de partenaires fiables… Il s’est félicité de l’approche Himo ou travaux à haute intensité de main d’œuvre, qui a permis aujourd’hui de débarrasser les canaux secondaires de l’Office du Niger des plantes aquatiques nuisibles.

Le Sédizon et ses interlocuteurs ont convenu de fédérer les synergies au niveau des deux Offices pour booster la production agricole. Les agences des Nations unies ont promis de s’investir pour jouer pleinement leur rôle de plaidoyer et de partage des informations auprès des bailleurs de fonds.

De part et d’autre, il a été convenu d’intégrer le reboisement dans les activités de l’Office du Niger. Pour les futures actions, le Sédizon et ses interlocuteurs ont décidé de la mise en place d’une équipe pluridisciplinaire.

Mohamed Daou

28 Juillet 2010.