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Notre pays traverse en ce moment des heures difficiles à cause de ce qui se passe à Kidal. Kidal, 8ème Région Administrative du Mali, désoramis aux mains de groupes armés, y compris des terroristes, au vu et au su de tout le monde, sans que nos « amis » de la France et de la mission Onusienne (Minusma) en soient offusqués. Une attitude qui relance le débat sur la nécesité pour les pays africains de se construire des armées fortes et équipées.

En attendant, un défi est lancé aux maliennes et aux Maliens, celui de se battre pour l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali, aujourd’hui dangereusement menacées par des groupes terroristes de Kidal, Mnla, Hcua, Maa, Aqmi, Mujao… et leurs soutiens occultés. Qu’ils déchantent, car tant que restera un souffle à un Malien, ce projet ne se matérialisera pas au Mali. Oui, nous sommes engagés derrière nos autorités, derrière notre armée qui, sous la conduite du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, sauront nous faire espérer de nouveau, et nous donner de quoi être fiers du Mali.

Oui, Unis, nous vaincrons ! Occasion pour nous de saluer Tiébilé Dramé et ses compagnons de Parena qui, après un moment d’égarement, consentant enfin à priviligier les intérêts du Mali, à oublier un peu leurs intérêts égoïstes.

En effet, comme pour se répentir de leur « gaffe » consécutif à la visite du Premier ministre, Moussa Mara à Kidal, une visite qu’ils avaient qualifié « inopportune », Tiébilé Dramé et compagnons sursoient à un débat qu’ils avaient programmé pour samedi. A eux donc le bénéfice du doute, si tant est qu’ils ont agi dans l’intérêts du Mali, et non par crainte de devenir la risée des Maliens.

En effet, « malheur à qui peut chanter pendant que Rome brûle… » La seule voix disonnante « récadrée », les Maliens se trouvent donc unis, comme un seul homme, pour opposer la réplique qui sied le mieux à la situation qui prévaut à Kidal. Cette partie du Mali où règne un déni de droit portant un sérieux coup aux chartes fondatrices des nations Unies donnant le plein droit à chaque État membre d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire internationalement reconnu.

Oui, un déni de droit subsiste à Kidal, pendant que la France y est, pendant que l’Onu y est ! « Le deux poids, deux mesures » dans l’organisations mondiale, selon que l’on soit soutenu par l’un ou les pays membres du conseil de sécurité, se trouve encore une fois prouvé ! Des cas, il n’en manque pas : l’Israël, fort du soutien des États-Unis, massacrant les Palestiniens comme des « chiens » ; Bachar Al Assad de la Syrie qui aurait pu être « assassiné » comme Kaddafi de la Libye, s’il ne bénéficiait pas du soutien de la Russie.

La Russie de Vladimir Poutine qui peut se permettre tout en Ukraine comme elle l’a fait en Georgie et ailleurs, au nom seulement de son appartenance au conseil de Sécurité de l’Onu et du véto dont elle y jouit ! Des exemples, on peut les citer à n’en pas finir. Un monde meilleur ?

Oui, à condition que cesse l’injustice érigée en règle au sein de l’Onu ! En attendant, c’est aux Maliens de se battre pour le Mali. Pas un seul centimètre de notre territoire ne sera cédé à qui que soit ! Du moins, tant que nous resterons débouts. Débout, nous- sommes pour l’honneur et la dignité du Mali, pour le respect de l’intégrité et de la sauvéraineté du Mali !

Le Président de la République et son Gouvernement, la vaillante Armée du Mali, ont de quoi s’adosser : le grand peuple du Mali, engagé et déterminer à tout pour le Mali… À la mort s’il le faut ! Telle est notre devise!

Assane Sy DOLO

23 Mai 2014