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Après moult reports liés à la crise politico sécuritaire et aux enjeux de la présidentielle et des législatives, l’Adéma/PASJ renouvellera ses instances dirigeantes à travers la mise en place de nouveaux comités, des sous-sections et sections. Le tout sanctionné par un congrès le 26 mars 2014.

Le 26 mars 2014 est la date retenue pour le prochain congrès ordinaire de l’Adéma/PASJ. Mais avant, le renouvellement des comités est prévu à partir du 10 janvier 2014 et se poursuivra jusqu’au 31 du même mois. Suivront les sous-sections, du 1er au 28 février, et les sections, du 1er au 20 mars 2014. Ces dates ont été fixées lors de la dernière réunion du comité exécutif du parti.

Prévu courant 2012, le congrès de l’Adéma/PASJ a connu de multiples reports face aux évènements douloureux de 2012, mais aussi la tenue d’élections présidentielle et législatives. A travers ce congrès, il s’agit de faire le choix des responsables du parti. Ce qui va certainement engendrer encore des douleurs et frustrations. « Le problème de leadership à l’Adéma a été toujours une question centrale, mais les racines du mal remontent à loin », tranche Ibrahima Ndiaye dit Iba pas en tant que membre de la direction du parti qu’il a quitté, mais en qualité de militant.

Avec les nombreux départs enregistrés, le désormais ancien président intérimaire se demande ce qui reste du CE de l’Adéma ? Allusion faite à son cas personnel mais aussi d’autres comme celui du président de la transition, Dioncounda Traoré qui, à ses dires, ne participe plus aux activités du CE. Les autres départs et non des moindres évoqués par M. Ndiaye sont ceux du 2e vice-président, Sékou Diakité, du 5e vice-président, Soumeylou Boubèye Maïga…

Ce qui lui fait dire que « c’est un parti décapité » qui organisera son prochain congrès. N’aspirant à rien encore au sein de sa formation, Iba Ndiaye ambitionne de rester simple militant en y apportant son expertise.

« Mon objectif aujourd’hui, c’est de voir comment je peux servir la démocratie au sein de l’Adéma et au-delà ». Pour lui, ce n’est pas un conflit de génération qui vaille, convaincu que les deux « jeunes et vieux peuvent faire une bonne mayonnaise ».

Après la présidentielle et les législatives, l’Adéma avec 16 députés contre 56 dans l’ancienne législature ira-t-il suffisamment préparé et outillé pour aborder les élections municipales prévues en avril ?

Wait and see !

Mohamed Daou

Les Echos du 10 janvier 2014