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Afin de lutter contre le chômage et le sous-emploi au Mali, le gouvernement a décidé de renforcer la capacité du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et d’Apprentissage (FAFPA). Lequel a vu son appui budgétaire passé de 0,5 à 2%. L’information a filtré, hier, à l’ouverture du forum d’échanges entre les structures du MEFP.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahim Iba N’Diaye, a procédé, hier, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) à la cérémonie d’ouverture du forum d’échanges entre les structures du MEFP. C’était en présence de ses homologues de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Damba et celle de l’Education de base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Mme Sidibé Aminata Diallo.

Ce forum d’échange entre dans le cadre du Département et se tient dans un contexte marqué par la mise en œuvre du PDES, la dernière partie de la première phase de Programme Emploi Jeunes (PEJ) et la préparation de la seconde phase ainsi que l’enclenchement du processus d’adoption du Programme décennal de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, appuyé par la phase II du Programme d’Investissement de l’Education (PISE II) et le renouveau de l’Action Publique.

Le ministre Iba N’Diaye a affirmé, dans son discours d’ouverture qu' »au cours des dernières années, l’emploi s’est imposé comme une préoccupation majeure dans les pays quel que soit leur niveau de développement. En conséquence, le problème de l’emploi constitue un challenge majeur des politiques nationales. De la réponse qui sera apportée à ce défi dépendra, pour une bonne part, l’équilibre futur de notre pays. L’Etat a fait de l’emploi en général et celui des jeunes en particulier son cheval de bataille, en raison de son impact sur la paix sociale, gage de développement. Et le gouvernement a décidé de renforcer la capacité du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et d’Apprentissage (FAFPA). Lequel a vu son appui budgétaire passé de 0,5 à 2% ».

Pour le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, l’action pour l’emploi relève de l’implication d’une grande diversité d’acteurs, car c’est une démarche transversale qui s’oppose à notre avancée. Que tous les partenaires soient sur la même longueur d’onde, et qu’ils aient la même conscience des nécessités, des mêmes buts, de la même approche des solutions voire « timings » dans l’action. « Ceci implique que l’ensemble des actions qui sont proposées et retenues s’intègre dans une stratégie convergente, qui devra aboutir à la création d’une véritable synergie entre tous les acteurs » a-t-il ajouté.

Il a poursuivi en indiquant qu’au-delà de ce phénomène, les politiques et les programmes développés, ces dernières années, sont restés timides et les résultats obtenus, aujourd’hui, ne permettent pas de réduire de façon perceptible le taux de chômage en raison de l’afflux massif de jeunes diplômés sur le marché du travail, du nombre très important de déflatés, de la non orientation de diplômes du DEF, des déscolarisés, des jeunes ruraux lettrés ou non, attirés par les villes, engendrant des besoins d’emplois. C’est dans ce contexte que la formation professionnelle apparaît comme une alternative crédible pour aider les jeunes dans leur droit de se préparer pour une vie active par l’insertion socioprofessionnelle et à la reconversion professionnelle.

Le ministre Iba N’Diaye s’est dit réjoui de la mise en œuvre prochaine du Programme d’Appui à la Promotion de l’Emploi dans le Secteur Privé au Mali. Selon lui, « ce programme apportera un début de solution à l’impérieuse nécessité d’instaurer une véritable coordination dans les actions et les activités des structures, tant au niveau national que régional ». Pour terminer, le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a déclaré qu’il attend de ce forum, « moins de recommandations mais plus de résolutions dans le sens de la mise en synergie des actions, de la responsabilité effective des structures déconcentrées, de l’identification des éléments d’un mécanisme de suivi d’évaluation des actions, projets et programmes ».

 » Cependant, tout mécanisme, toute stratégie aussi pertinents soient-ils, ne peuvent être efficaces que par l’approche des femmes et des hommes en charge de leur mise en place  » a-t-il conclu.

*Stagiaires

Bandiougou DIABATE et Moulaye HAIDARA

18 Avril 2008