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Au regard de la situation critique du pays, le comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Snesup) a décidé d’annuler son mot d’ordre de suspension des activités pédagogiques, déclenché le 27 septembre 2012. Les négociations se poursuivent en sourdine avec le gouvernement, mais les syndicalistes insistent sur l’implication claire du président de la République pour un heureux aboutissement.

Les syndicalistes du Snesup poursuivent leur lutte pour la signature du nouveau protocole sur les accords du 6 mars 2012. Ce protocole résulte de la médiation de l’Association malienne pour l’unité et le progrès de l’islam (Amupi), du Haut conseil islamique du Mali, des chefs de quartiers de Bamako, du Recotrade et de l’Amsuneem.

Les syndicalistes du Snesup précisent que ce nouveau protocole présente plusieurs avantages pour le gouvernement. Ils demandent l’implication personnelle du président de la République, Dioncounda Traoré afin qu’il soit signé.

Selon le secrétaire général du Syndicat, Dr. Abdou Mallé, cette suspension du mot d’ordre de grève au niveau de l’enseignement supérieur n’est qu’une trêve qui doit permettre au gouvernement de nettoyer le Nord des occupants indésirables et de procéder à la signature du nouveau protocole convenu entre les parties le 6 mars 2012 dont une mouture a été soumise au président de la République le 10 janvier dernier.

Dans une lettre adressée au président de la République, le 18 janvier 2012, les syndicalistes sollicitent l’aide de Dioncounda Traoré. Ils soulignent les avantages pour l’Etat, s’il signe le nouveau protocole. En gros, l’Etat malien économiserait 4 milliards 400 millions de F CFA sur les indemnités spéciales et l’application de la nouvelle grille indiciaire.

De plus, le Snesup indique que la signature du nouveau protocole va permettre à coup sûr d’éviter la reprise de la grève qui n’est que suspendue et ainsi préserver la paix sociale.

Les syndicalistes soulignent que le retard dans la signature du nouveau protocole d’accord laissera un vide juridique dans la gestion des heures supplémentaires liées à l’encadrement des mémoires et qui ont été supprimées par l’arrêté n°2012/416/MESRS-SG du 2 février 2012. « Ce vide juridique entraînera l’arrêt automatique de l’encadrement des mémoires, ce qui n’est pas souhaitable », note le Snesup.

Aminata Traoré

Les Echos du 23 Janvier 2013