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Le lundi 20 mai 2013, le Bloc d’intervention populaire pour la réunification entière du Mali (Biprem) a porté plainte devant le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako contre l’ancien Président de la République, ATT, pour haute trahison et crimes contre le Mali. L’information a été donnée lors d’une conférence de presse, le mardi 21 mai à la maison de la presse.

Le Bloc d’intervention populaire pour la réunification entière du Mali estime que le Président déchu, Amadou Toumani Touré, est le premier responsable de la descente aux enfers de notre pays. Pour lui, laisser celui-ci en exil doré au Sénégal est une insulte au peuple malien. Donc, après avoir attendu désespérément une plainte de la part des autorités actuelles, le Biprem a pris sa responsabilité en déposant une plainte contre ATT. Pour le secrétaire à l’information du Biprem, Alou Badra Diarra, le désastre que nous traversons est la suite logique de l’incapacité et de la mauvaise gestion du pays par le régime ATT. A l’en croire, le pays a été pendant ces dernières années géré de façon clanique avec son corolaire de corruption, de l’affaiblissement du système éducatif. C’est ATT qui a ouvert nos frontières à des bandits armés venant de la Libye, se plaint-il.

Le président du Biprem, Lassine Diawara, déplore l’irresponsabilité des auteurs du coup d’Etat. Car ce sont eux qui ont laissé ATT s’en aller dans l’impunité totale. Ceci étant, il place sa confiance en la justice pour faire revenir ATT au pays, afin qu’il s’explique devant la nation. La réconciliation amorcée n’aura d’effet que lorsque les responsables de cette crise rendront compte et demanderont pardon au peuple, précisera-t-il.
Au sujet de l’occupation de Kidal par le Mnla, le Biprem dénonce la complicité de la France. Il estime que l’armée française, autrefois libératrice, est devenue coloniale. Et les troupes tchadiennes ont été priées de plier bagages parce qu’elles ne supportaient plus la cohabitation amicale avec le MNLA.

Quant à la présidentielle de 2013, les responsables de Biprem exhortent l’Etat à élaborer une loi interdisant la participation de toute autorité de la transition au prochain scrutin. Car l’interdiction n’est que sur les bouts des lèvres. Aucun document officiel, aucune loi ne leur interdit de se présenter à la présidentielle.

Oumar KONATE

Le Prétoire du 23 Mai 2013