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La France transporte des armes lourdes au Burkina Faso et se prépare à une intervention contre les islamistes au nord du Mali. Mais, la direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) indique qu’elle n’est pas au courant de cette nouvelle rapportée par RFI et un site.

En principe le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) doit se réunir sur la crise malienne le 15 octobre pour décider de l’envoi ou non des troupes de la Cédéao dans le Nord.

Dans l’attente du feu vert onusien, la France, selon des sources, commence à se préparer pour intervenir directement au nord à partir du Burkina et de la Côte d’Ivoire. Selon un site, des convois transportant des armes lourdes auraient été acheminées par avion Transall ces derniers jours par l’armée française. Ces armes pourraient venir d’Abidjan où la France tient une position stratégiquement favorable à toute logistique militaire sous-régionale.

Selon le site, le 26 septembre 2012 deux hélicoptères en pièces détachées avaient été transportés en direction du Burkina Faso et qu’un contingent de l’armée nigérienne avec des soldats burkinabés et maliens, s’entraînaient avec ceux de l’armée française. Il rapporte que tout indique, selon des informations recueillies auprès du CNRDRE à Bamako, que l’intervention militaire internationale est pilotée par la France

Paris tente de convaincre l’Algérie et la Mauritanie d’empêcher la fuite des islamistes et les anéantir au cas où ils tenteraient de se réfugier sur leur territoire. L’opération pourrait se faire de concert avec l’armée malienne qui serait chargée, après être intervenue au sol avec l’aide de militaires de la Cédéao, de sécuriser au sol les positions reprises aux islamistes.

Approchée, la direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) indique qu’elle n’est pas au courant de cette information. « Nous ne sommes pas au courant que la France ait transporté des armes au Burkina. Ce sont des interprétations », a répondu le colonel Idrissa Traoré, directeur de la Dirpa.

Il a précisé qu’aucun soldat ne s’entraîne présentement au Burkina. « S’il y a des militaires au Burkina c’est peut-être dans le cadre de la formation dans les écoles militaires burkinabé. Comme il y a des étrangers dans nos écoles militaires ici », a ajouté le colonel.

L’intervention militaire au Nord du Mali ne peut pas se faire sans l’armée malienne qui a besoin de réarmement moral et d’appui logistique. L’armée doit être impliquée de loin ou de près dans toutes les procédures d’intervention militaires contre les islamistes au nord pour éviter toute équivoque.

Sidiki Doumbia

Les Echos du 3 Octobre 2012