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Bakary Togola n’a pas été capable de rembourser les dettes d’un fournisseur qui a réussi à faire comdamner la CMDT. Depuis la création des syndicats de producteurs, ce sont ceux-ci qui s’occupent des questions d’intrants. Ainsi, c’est le président du Groupement des producteurs de coton et vivriers (GSCVM), Bakary Togola, qui signe les contrats de passation des marchés avec les fournisseurs. La CMDT ne jouant qu’un rôle de conseiller.

Le plus gros fournisseur de la zone est la Société inter africaine de distribution (IAD). Pour la campagne 2006- 2007, l’IAD, à travers son président, Nouhoum Yattassaye, a signé un contrat avec le syndicat, GSCVM.

Le marché en question, d’un montant de trois milliards dix millions de Francs CFA (3 018 000 000 de Francs CFA), enregistré sous le n°15/01/04/GSCVM du 25 octobre 2004 et son avenant n°l5/01/04/GSCVM du 22 février 2005, passé de gré à gré entre le président du GSCVM Bakary Togola et IAD, à l’insu de la Commission des Appels d’Offres du Groupement et de la CMDT.

Normalement, dans le cadre de leur partenariat, la CMDT doit préfinancer les marchés d’intrants du Groupement des Producteurs à travers des prêts bancaires.

Mais, la condition à cela, c’est que même si le GSCVM donne le marché à un fournisseur, il y a un prix de vente admis et une commission dépouille les offres, ce qui n’a pas été le cas dans l’octroi du marché à IAD.

En plus, d’après les calculs, le prix des herbicides était sur le marché de 9 895 F CFA le litre et ce que Bakary amenait était facturé à 15 000 F CFA le litre. La CMDT, du coup, a refusé d’être complice de cette surfacturation, et donc, de payer.

« A ce prix, la filière allait supporter, rien que pour les herbicides, une perte sèche de près de deux milliards F CFA » , affirme un interlocuteur. IAD ne voulant pas non plus laisser les choses en l’état, a déposé une plainte contre la CMDT et le GSCVM.

La cour d’Appel de Bamako, en son audience du 19 décembre 2007, a donc condamné la CMDT et le GSCVM à payer solidairement à la société IAD la somme de trois milliards F CFA (3 017 715 000 FCFA) et deux cent millions de franc CFA à titre de dommages et intérêts à payer à Nouhoum Yattassaye de IAD.

Et en exécution de cette décision de justice, IAD, le 22 février dernier, a fait saisir au port d’Abidjan, la fibre de la CMDT.

Affaire à suivre.

Alexis Kalambry

27 février 2008.