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Au quatrième jour de la Cour des assises de la Cour d’Appel de Bamako avait à son ordre du jour une affaire hallucinante. Un vieux de 66 ans, accusé d’attentat à la pudeur, s’était retrouvé devant les magistrats. Il avait consommé des rapports sexuels sur une mineure de 14 ans.

Les faits remontent à décembre 2012. Le sieur Falaye Sidibé, coxeur de son état à Sébénicoro, né en 1947 à Karan dans le cercle de Kangaba, travaillait avec la mère de sa victime, la petite Niagalen Keita. Il a fait connaissance avec la fille à travers sa maman, qui est vendeuse de sable dans ledit quartier. La petite Niagalen venait donner à manger à sa maman sur son lieu de travail. Quand celle-ci finissait de manger, elle donnait les restes à son vieillard indélicat. C’est ainsi que de jour en jour, il nourrit une forte envie de coucher avec l’innocente fille. Pour ce faire, il prépara savamment un plan pour parvenir à ses fins. Un jour donc, il demanda à la petite fille de balayer sa chambre de repos qu’il louait non loin de son lieu de travail. De façon continuelle Niagalen balayait la chambre du vieillard. Patatras, un jour, il décida de coucher avec la fille de force.

L’appétit venant en mangeant, un autre jour, il profita de l’absence de la maman de la fille pour coucher avec elle dans le salon de ses parents, cette fois-ci, avec le consentement de Niagalen. Et de fil en aiguille, s’est nouée une relation amoureuse entre les deux et s’en est suivie une grossesse dont le vieux avait voulu refuser la paternité. La maman de la fille exerça une forte pression sur sa fille pour connaitre le père de la grossesse. Donc, très sidérée par le comportement de son vieillard d’amant, Niagalen porta plainte contre Falaye Sidibé au Commissariat du 9e Arrondissement. Après les instructions préliminaires, le vieux a été écroué à la police pour attentat à la pudeur sans violence.

Devant la Cour, il a reconnu, sans état d’âme, les faits qui lui étaient reprochés par le magistrat instructeur. Et mieux, il s’est dit prêt à épouser la petite Niagalen. Il reste maintenant à savoir si les parents de la petite fille vont accéder à cette demande. Dans tous les cas, le vieux est rentré à la maison, pourvu qu’il ne répète pas la même chose durant les 5 prochaines années.

Mohamed Naman Kéita, stagiaire

22 Septembre du 2 Décembre 2013