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Tieman Hubert Coulibaly : un communicateur polyglotte aux Affaires Etrangères et à la coopération internationale

Le désormais détenteur du portefeuil du stratégique ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, s’appelle Tieman Hubert Coulibaly. Agé de 45 ans, Tieman est le fils, de Moussa Balla Coulibaly, ancien président du conseil national du patronat du Mali et du parti Union pour la démocratie et le développement (UDD). Il succéda à son père à la tête de ce parti après la retraite politique de celui-ci

Communicateur de formation et gestionnaire d’entreprise (il a un DESS en gestion des entreprises et organisations-Marketing et Management obtenu à Saint Etienne et une maîtrise de science et technique de presse et communication d’entreprise) le désormais a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein plusieurs sociétés.

Notamment, Il a crée Stellis investments, il a été directeur associé du groupe de communication PANAFCOM Young Rubicam. Il fut Directeur général de la holding familiale Industrie Kulibali SA de l’agence nationale de communication Radio Klédu. Aussi M Coulibaly avant sa nomination à ce poste était vice-président du Conseil national du patronat du Mali et était membre dans le Conseil d’administration de plusieurs sociétés.

A savoir, Ciment et Matériaux du Mali, Transport Sénégal Mali, ASAM SA. Avant le coup d’état du 22 mars dernier, Tieman Hubert et son parti l’UDD avait jeté leur dévolu pour les élections sur le candidat de l’ADEMA, Dioncounda Traoré. Avec le renversement du régime d’ATT, son parti rejoint cette même politique au FDR dont l’actuel ministère était un des vice-présidents. Très actif à ce poste, il a été interpellé quelques heures par des porteurs d’uniformes en compagnie d’autres personnalités avant d’être libéré.

En tout cas, pour tous les observateurs politiques de la place, la nomination de Tieman Hubert Coulibaly est surtout une récompense du combat politique du ministre des Affaires étrangères au côté de l’actuel président de la République. Il faut surtout rappeller que ce sont trois communicateurs qui viennent de se succéder à ce poste. Car, bien avant M Coulibaly, le portefeuil était occupé par un journaliste de formation Sadio Lamine Sow qui lui aussi a succédé à un autre journaliste, à savoir Soumeylou Boubéye Maïga. En tout cas, le Tieman a du pain sur la planche, car avec l’occupation du nord du Mali par des bandits armés et des extrémistes islamistes, il doit faire entendre la voix du Mali auprès des pays amis au sein de diverses instances internationales pour mobiliser le maximum de soutien possible pour régler une fois pour toute cette crise sécuritaire.

Il parle notamment anglais, portugais et allemand.

Kassoum THERA


Dr Amadou Baba SY : un médecin généraliste à la tête du département des Mines

Né le 28 Décembre 1963, Sy Amadou Baba a fait le Lycée régional de Ségou de 1980-1983. Il sera ensuite intégré à l’école nationale de médecine et de pharmacie du Mali, grade doctorat en médecine diplôme d’Etat avec mention très honorable (1983- 1989).

Dr Sy Amadou Baba a suivi de nombreuses formations lui permettant d’acquérir une grande expérience. Après son doctorat d’Etat en médecine générale en 1990, en juin 1990, il accède aux cours internationaux des formateurs en Prévention MST/SIDA Congo (Brazzaville) OMS. En février 1991, il est admis à la cours international en gestion et planification des programmes socio sanitaires au Togo. Mai-juin 1992, il est accueilli dans les cours internationaux sur l’IEC, la Prévention des MST et le VIH/SIDA (Institut Alfred Fournier PARIS). En novembre et décembre 1996, c’est da ns les cours internationaux sur la planification et le management des projets de santé/population (Université de PITTSBURG), qu’il va évoluer.

Ce n’est pas tout. Car, en mars-avril 1997, c’est à l’université de PITTSBURG) qu’il suivra les cours internationaux sur le suivi/évaluation des projets de santé/population. Mai 2001, il a participé aux cours internationaux sur les outils de suivi/évaluation des programmes de lutte contre l’excision au Caire. Et en mai- juin 2002, il n’échappera pas aux cours internationaux sur la contractualisation et la réforme du secteur santé de la Reproduction y compris le genre/VIH/SIDA, organisés par l’Institut de développement économique de la Banque mondiale et le CESAC de Dakar. Avec des postes, de hautes responsabilités, occupés, Dr Amadou Sy est devenu professionnel incontournable du développement ayant plus de vingt années d’expériences professionnelles avec des compétences spécifiques en santé publique, gestion, planification et management, suivi-évaluation des projets et programmes de développement en santé et en communication.

Il a une expertise en identification et conception des programmes Santé/Population : aspects scientifiques, tendances d’évolution, les défis et les priorités et la formulation de réponses sociales et communautaires. Il a une aptitude à travailler en équipe et à gérer les ressources humaines. Il parle et écrit couramment le français et a un bon niveau en anglais.

Dr Sy Amadou Baba est marié et père de cinq enfants. Il aime voyager et parle le Bambara, le français et l’anglais.

Moulaye H.HAIDARA


Docteur Yacouba Traoré met le pied dans l’étrier gouvernemental : un fin statisticien bien introduit dans les milieux musulmans pour s’occuper désormais des affaires religieuses et du culte

Pour la première fois de son histoire, les milieux religieux de notre pays auront droit à un ministère résolument consacré aux questions religieuses et au culte. Le nouveau détenteur de ce portefeuille s’appelle Docteur Yacouba Traoré très bien connu des milieux musulmans pour avoir milité au sein du Haut conseil islamique depuis sa création en 2002.

a création de ce département faisait partie des préoccupations de la communauté musulmane qui depuis les problèmes nés de la question du code des personnes et de la famille avait réclamé à cor et à cris un ministère chargé des questions religieuses. Nous savons aussi que depuis les événements du 22 mars 2012 le Haut conseil islamique a pris des proportions purement politiques.

Le ministre en charge des affaires religieuses et du culte dans le Gouvernement Cheick Modibo Diarra II est né le 19 juillet 1965 à Sikasso. Après des études fondamentales et supérieures au Mali, Yacouba Traoré obtient un doctorat d’Etat en économie (PHD), option statistique à l’université d’économie et des finances de Saint-Pétersbourg en 1993. Auparavant, soit en 1988, il obtient son diplôme d’études approfondies (DEA), option planification de l’économie nationale à l’Institut des finances et d’économie de Saint-Pétersbourg. Ce parcours est le couronnement d’un baccalauréat obtenu en 1982 en série mathématiques économie (MTE) au lycée technique de Bamako. Depuis mars 1996, Yacouba Traoré est enseignant à l’école nationale d’ingénieurs (ENI-ABT), maitre de conférences à partir de 2010 en statistique descriptive et calcul des probabilités, création et gestion d’entreprises. Ainsi que l’étude de faisabilité et évaluation économique de projets.

Il est aussi enseignant vacataire à l’école nationale d’administration chargé de statistique descriptive et calcul des probabilités depuis octobre 1994. En juillet 2005, Docteur Yacouba Traoré est consultant en statistique et en économie. Au nombre d’expérience professionnelle et stages, il faut retenir entre autres, de juillet 2011 à octobre 2011, l’élaboration du programme sectoriel de développement statistique de la cellule de planification et de statistique du secteur coopération et intégration, formation des agents non statisticiens du SSN en statistique(INSTAT-SHA) de septembre à octobre 2011, l’élaboration du système d’information sur la maitrise de la demande de l’énergie domestique, l’élaboration de la base de données du secteur culture, jeunesse et sports. Yacouba Traoré est aussi depuis janvier 1995 à la Direction nationale de la statistique et de l’informatique.

La liste est loin d’être exhaustive. Yacouba Traoré a publié en 1993, l’analyse statistique et démographique des mouvements naturels de la population du Mali, femmes et contraception dans les pays du sahel en 1990, problèmes liés à la croissance démographique dans les pays en voie de développement en 1989 et les mouvements migratoires de la population du Mali en 1985. Docteur Yacouba Traoré est secrétaire général de l’association malienne de la statistique, celui de la fédération malienne de Taekwondo et président de la commission nationale des arbitrages de ladite fédération. Il est membre du Haut conseil islamique du Mali, du cercle de réflexion et de formation islamique au Mali, de la ligue malienne des imams et érudits et de l’association malienne des jeunes musulmans.

En plus du français, Yacouba Traoré parle l’anglais, le russe et l’arabe. Il est marié et père de cinq enfants.

Abdoulaye DIARRA

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Ousmane Ag Rhissa refait surface : l’ex-chef de Cabinet du ministère de l’Agriculture désormais à la tête de l’Artisanat et du Tourisme

Débarqué il y a quinze jours du poste de chef de cabinet du ministère de l’Agriculture, Ousmane Ag Rhissa refait surface dans l’administration malienne, cette fois-ci comme le patron du ministère en charge de l’Artisanat et du tourisme. Né le 3 janvier 1958 à Gangabéra, il est diplômé d’ingénieur des Sciences Appliquées de l’Institut Polytechnique Rural (IPR) avec pour spécialité Agriculture et Génie Rural. Après plusieurs formations au Mali et à l’étranger, il a acquiert plusieurs specialités, entre autres en sociologie rurale, environnement, agroéconomie, développement local, écotourisme, agro industrie pour ne citer que ceux-ci.

Ousmane Ag Rhissa n’est pas un inconnu des départements ministériels, puisqu’il a été chef de cabinet du ministère de l’agriculture, avant d’être débarqué il ya de cela 15 jours. De 2010 à 2011, il a été chargé de missions au ministère de l’Industrie, des investissements et du commerce, spécifié dans la promotion des filières agro-industrielle et le développement des chaines de valeur. Il fut également l’interface entre son département et ceux de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’artisanat et de tourisme en matière d’amélioration de chaines de valeur des filières agricoles stratégiques.

De 2004 à 2010, il est consultant au Gedat (Groupe Environnement, Développement et Aménagement de Territoire), dans le bureau intervenant dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et stratégies dans les domaines du pastoralisme, de l’environnement, la décentralisation, le micro désarmement, la micro finance et le tourisme équitable et solidaire (écotourisme). Il a également travaillé dans l’élaboration des schémas d’aménagement touristique au niveau des collectivités (communes, cercles, etc) avec pour mission de faire de l’activité touristique le moteur d’un développement durable des communautés.

De 2002 à juin 2004, Ousmane Ag Rhissa est le coordinateur du Centre Régional d’Information, de Formation et d’Animation (CRIFA). De juin à Novembre 2001, il était le conseiller en développement auprès du représentant Régional de la fondation Stomme (Norvège) basée au Mali, pour l’Afrique de l’Ouest. De mai 1999 à février 2000, Ousmane Ag Rhissa était le chargé de mission au ministère de l’environnement et consultant national à la représentation de la FAO au Mali de novembre 1998 à avril 1999. Assistant de programme à la représentation du PAM au Mali de janvier 1994 à décembre 1997, il est le conseiller technique au ministère de développement rural et de l’environnement, de janvier 1994 à décembre 1997.

De 1992 à 1993, il préside la commission de suivi du pacte national. 1989-1991 il est le chef de la division développement participatif.

De 1986 à 1989, il est le chef de section développement communautaire à la direction du projet ODIK à Nioro du sahel.

Ousmane Ag Rhissa est né le 3 janvier1958 à Gangabéra-Djébock dans le cercle de Gao. C’est dans cette localité qu’il a fait ses études primaires de 1965 à 1974. Il obtint son baccalauréat en 1ère et 2ème partie en série sciences biologiques de 1974 à 1977 au lycée franco Arabe de Tombouctou. Ousmane Ag Rhissa a fréquenté l’institut polytechnique rural de Katibougou où il obtint le diplôme d’ingénieur des sciences appliquées en spécialité Agriculture et génie rural. C’est donc un homme de 30 années d’expériences professionnelles très riches qui à la lourde tâche de conduire les destinées de l’artisanat et du tourisme.

Il est un fin multilingue car il parle, lit et écrit le Tamasheq, le Sonrhaï, le Bamanan, le Français et l’Anglais. Ousmane Ag Rhissa est marié et a l’allure d’un homme respectueux et ouvert.

Clarisse NJIKAM


Un syndicaliste à la tête du département de la Culture : le nouveau ministre en charge de la Culture s’appelle, désormais, Boubacar Hamadoun Kébé.

Né en 1954 à Saréyamou dans le Cercle de Diré, région de Tombouctou, Boubacar Kébé est un administrateur civil et Consultant. Après une maitrise en Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bamako, le nouveau chef du département de la Culture dispose d’un diplôme supérieur dans le domaine de la négociation du Centre International de Formation de Turin et d’une licence en Sciences politiques de l’Ecole Supérieure des Syndicats de Moscou.

S’agissant de ses expériences professionnelles, Boubacar Hammadoun Kébé a travaillé comme enseignant entre 1974 et 1996 avant d’être au Cabinet du ministère chargé des relations avec les institutions et les partis politiques (1997-2000). De 2000 à 2002, il a travaillé à l’Inspection de l’intérieur du ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales puis au Cabinet du ministère délégué à la Réforme de l’Etat et aux Relations avec les Institutions. De 2004 jusqu’à sa nomination, Boubacar Kébé fut agent au ministère du Travail et de la Fonction Publique.

Le nouveau ministre de la Culture est très connu comme syndicaliste pour avoir être responsables de plusieurs syndicats. Il fut membre des Conseils supérieurs du travail et de la fonction publique, vice-président du Conseil du travail et du dialogue social (CTDS) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), délégué titulaire de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) à la Commission du Travail et des Affaires Sociales (CTAS) de l’Union Africaine.

Boubacar Hammadoun Kébé a effectué plusieurs stages de formations, notamment, l’atelier de validation du document de coopération Mali-Union Européenne, le séminaire sur « place du syndicalisme dans l’application sociale des Accords de Cotonou : dialogue social et dialogue politique », tenu à Abidjan. Sans oublier la formation sur les cercles d’études et la formation des responsables et cadres syndicaux sur les droits syndicaux et les autres droits humains. Il a également participé à la formation sur la réforme de la fonction publique en Italie.

Boubacar Hammadoun Kéké a également fait plusieurs publications : Etude sommaire sur le secteur informel, son développement et sa place dans l’économie malienne ; Etude sur l’emploi et la syndicalisation des jeunes au Mali ; Pluralisme syndical et politique au Mali ; Analyse critique du Code du travail du Mali et des Conventions Collectives ; Place du dialogue social dans les instruments de développement économique au Mali et en Afrique….

Le nouveau ministre de la Culture est polyglotte puisqu’il parle plusieurs langues : français, peulh, songhaï, bamanan, tamachek, anglais, russe…. Comme loisirs, il aime la lecture et la belotte. Il est marié et père de six enfants.

Alou Badra HAIDARA

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Le ministre délégué chargé de la décentralisation:

Un grand avocat pour déblayer le terrain électoral

Me Demba Traoré, le nouveau ministre délégué auprès du chargé de la décentralisation est né le 29 Aout 1972 à Markala. Après son baccalauréat en série sciences humaines au Lycée de Badala en 1989, le jeune Demba Traoré s’inscrit en droit à l’école nationale d’administration d’où il décrocha en 1995 sa maîtrise avec la mention assez bien. En décembre de la même année, il obtint son certificat d’aptitude à la profession d’avocat (C.A.P.A). Il exerce depuis sa profession d’avocat dans l’exercie de laquelle, au sein du Barreau malien, il s’est fait remarquer au prétoire dans plusieurs affaires. On le dit très teigneux sur le terrain de la procédure à travers d’excellentes plaidoiries. Me Demba Traoré enregistre ainsi une expérience professionnelle de plus de 17 ans dans les cours et tribunaux.

Membre des démembrements du Comité national d’initiative démocratique CNID, Me Traoré a marqué l’opinion nationale et internationale à travers sa participation active à la législature 2002 à 2007, député à l’Assemblée nationale, élu dans la circonscription électorale de la commune VI du district de Bamako. Devenu rapporteur général adjoint de la Commission ad hoc de relecture du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, celui qui sera, le mois suivant, le vice-président de la Commission des lois de l’Hémicycle sera aussi membre de la Haute Cour de Justice du Mali. Son expérience parlementaire et celle de jeune juriste chevronné l’ont conduit dans plusieurs missions de renforcement de capacité et de travail dans divers pays du monde. On peut citer ses visites d’échanges et de travail en Grande Bretagne en février 2003, sa participation à la réunion de la commission des affaires parlementaires de l’Agence parlementaire de la francophonie (APF) à Sofia en Bulgarie en en mai de la même année, à la réunion de la commission des Affaires étrangères des parlementaires de l’APF à Vientiane au Laos, en janvier 2004 au Canada, etc.

Me Demba Traoré, qui a adhéré en 2007 à l’URD, était rapporteur de plusieurs commissions parlementaires et de travail. Il s’est fait remarquer par une brillante intervention lors de sa visite officielle aux Etats-unis à l’invitation du Département d’Etat avec des séances de travail au Capitole avec des Sénateurs et des députés, séances de travail à la Cour suprême fédérale, une visite de travail dans certains Etats tels que le Wisconsin, la Caroline du Sud et l’Oregon.

Devenu Secrétaire chargé des relations avec l’administration du bureau exécutif national de l’URD en avril 2009, Me Demba Traoré a été chargé de la Coordination du contentieux post et pré-électoral des élections communales de 2009 et des législatives partielles d’Ansongo, Bougouni et de Kati. Président du groupe d’étude et de réflexion du parti de la poignée de mains, chargé des questions de défense, de sécurité, de justice, de l’administration et des relations internationales, Me Traoré a été le brillant Rapporteur général du Comité d’expert sur la relecture de la loi électorale. C’est à ce niveau que le jeune avocat a prouvé tout son sérieux dans le travail. Le rapport qu’il a produit a été beaucoup apprécié par tous les représentants diplomatiques.

Ce qui lui a donné une très bonne réputation tant au sein de la classe politique que des partenaires du Mali. C’est aussi ce qui lui a permis de devenir consultant et communicateur dans divers ateliers et colloques consacrés aux élections et aux questions de décentralisation. Avec sa nomination au poste de ministre délégué auprès du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, chargé de la décentralisation, Me Traoré va mettre son expertise en matière électorale et dans le cadre de la démocratie locale à profit pour appuyer le colonel Moussa Sinko Coulibaly à organiser dans les meilleurs délais des élections libres, transparentes et démocratiques.

Bruno D SEGBEDJI


Ministère de l’environnement et de l’assainissement : un poste taillé sur mesure pour David Sagara

Après avoir servi dans le dernier gouvernement d’ ATT, au poste de ministre délégué, auprès du ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales, chargé de la décentralisation, voilà que ce quadragénaire qui avoisine vers la cinquantaine, revient avec force dans le gouvernement d’union nationale en sa qualité de ministre de l’Environnement et de l’assainissement au compte du parti CODEM. Avec 17 ans d’expérience professionnelle, le nouveau patron de l’Environnement est marié et père d’un enfant.

45 ans, David Sagara est une force tranquille qui se fait distinguer des autres par son intelligence et son savoir- faire. Dans sa tendre jeunesse, cet homme a surtout évolué dans le domaine de l’environnement sur la base de sa spécialité à l’IPR de Katibougou, en sortant ingénieur agronome avec mention bien en 1993.

En effet, ce natif de Dourou dans le cercle de Bandiagara a successivement commencé son cursus dans son village.

Ensuite, il le poursuit au lycée de Sikasso puis à l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou, enfin en Belgique avec le diplôme (en DES 3e cycle) d’études spécialisées en développement avec à la clé une distinction.

Parallèlement à ses formations, il a renforcé ses capacités en Agro-écologie, Cours international, Thiès Sénégal. Il a également eu à se former sur les Pesticides, les concepts d’agro-écologie et d’agriculture durable. S’y ajoutent les méthodes et techniques de conservation du sol et de l’eau ; Méthodes et techniques de gestion des cultures, les méthodes et techniques de gestion des cultures. Ainsi que les méthodes et techniques de lutte naturelle contre les ravageurs, les méthodes et techniques de reboisement et l’approche participative en genre et développement.

Rappelons que le nouveau ministre est membre de beaucoup de corps professionnels notamment du réseau Erosion IRD France, de l’association Mèrèsungun, conseiller communal de la commune rurale de Dourou de 1999 à 2004. M. Sagara est le Secrétaire chargé de projet de l’association jumelage Rennes (France) et Plateau dogon. Il est également membre du comité Caritas du Diocèse de Mopti et de la paroisse de Bandiagara.

Président du comité de gestion de la radio rurale  » Baguiné  » à Bandiagara, en même temps, chargé des Relations Extérieures de la mutuelle de santé  » KUGALA » à Bandiagara. Le nouveau chef de l’environnement et de l’assainissement parle le Dogon, le Bambara et le Peul, le français, l’anglais et l’allemand.

Fatoumata Mah Thiam KONE


Dr Diallo Dedia Mahamane Katra du Coren aux commandes: une pharmacienne au parcours humanitaire en charge du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

Née en 1957 dans la cité des 333 saints, Dr Diallo Dedia Mahamane katra est la toute nouvelle ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

Elle remplace à ce poste Mamadou Diakité. Elle est promotrice et gérante de la pharmacie « Les Hirondelles » sise sur la route de Koulikoro depuis 1990. Auparavant, elle a servi à la Pharmacie populaire du Mali dont elle était chef de division laboratoire Galénique et à l’hôpital du Point G. Fondatrice et ancienne présidente de l’ordre des pharmaciens du Mali, elle a eu son bac en 1957 en série sciences exactes avant de poursuivre ses études à l’école nationale de médecine et de pharmacie actuelle école faculté de médecine et d’onto stomatologie. Elle sort avec en poche un diplôme de docteur en pharmacie. Pour parfaire sa connaissance, elle poursuit ses études au centre d’énergie atomique de Saclay et à l’Université Blaise pascal Clermont ferrent de France.

Cette  » dame de fer  » milite dans beaucoup d’associations de bienfaisance. Ainsi, elle a été la présidente de  » Lion’s de la zone 152 « ,  » Lion’s Club Sigui ». De même que la présidente de l’Association des femmes du nord au Mali.

Depuis l’occupation des deux tiers du pays, elle mène au sein du collectif des ressortissants du nord (coren) un combat humanitaire afin de venir en aide aux personnes déplacées. Mariée et mère de 5 enfants, la toute nouvelle ministre du travail et de la formation professionnelle est Chevalier de l’Ordre national du Mali.

Elle parle le français, l’arabe, le sonrhaï, le Bambara et l’anglais. Bon vent à la nouvelle ministre.

L’Indépendant du 22 Août 2012