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Le port du casque est obligatoire depuis hier mais aucune sanction n’est prévue contre les contrevenants avant janvier. Ce délai devant servir à intensifier la sensibilisation des motocyclistes.

C’est en partie pour amorcer l’opération que le ministre des Transports et des Infrastructures routières, le colonel Abdoulaye Koumaré, est descendu hier sur le terrain. Il était accompagné de certains de ses collaborateurs, de responsables de l’Agence nationale de la sécurité routière et d’officiers de la Compagnie de circulation routière.

jpg_casque-ministre.jpgLe ministre avait choisi les Communes II, I et IV pour sa sortie. Abdoulaye Koumaré a constaté que le casque commence à être porté. Le département des Transports, a-t-il expliqué, a entrepris d’explorer avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, la possibilité de prendre une mesure d’exonération de l’importation des casques. Il a annoncé qu’une quantité suffisante de casques arrivera bientôt sur le marché.

La visite a débuté au carrefour de Médine. Le contrôleur général de police, Ismaël Coulibaly, a précisé que ce rond-point avait été choisi pour le trafic du fait de la proximité des quartiers populaires de Médine et Bagadadji et de l’existence d’écoles, marchés et hôpitaux.

Après avoir admis la nécessité du port du casque, deux jeunes roulant sur une moto ont reçu chacun un casque des mains du ministre. Le même geste a été renouvelé à l’endroit de Fatoumata Diakité qui portait un bébé sur le dos. La première infraction a été corrigée à travers la remise d’un casque à la contrevenante. Cependant, le colonel Abdoulaye Koumaré l’a sommée de ne plus jamais porter de bébé au dos au guidon d’un engin à deux roues.

Le carrefour du Banconi en Commune I est un carrefour très dangereux à cause de la circulation des camions bennes qui transportent du sable et du gravier entre Bamako et Koulikoro. Ici, les accidents sont très fréquents. En prélude à la campagne de sensibilisation, les policiers vont devoir porter le casque, a recommandé le ministre des Transport et des Infrastructures routières, ajoutant qu’ainsi, le message sur le port du casque portera mieux.

« Je porte le casque pour ma propre sécurité car il me protège en cas d’accident. Je souhaiterai que chaque usager de la route porte son casque. Cependant, vous devez mener la sensibilisation auprès des vendeurs pour que le prix du casque soit à la portée de nos bourses », a souhaité un habitant de Banconi se présentant comme Dieudonné Cyrille. Celui-ci a reçu gratuitement un casque.

Les usagers rencontrés aux carrefours de Woyowayanko (Commune IV) et du Quartier-Mali (Commune V) se disent tous conscients de la nécessité du port du casque. Mais ils estiment que le moment a été mal choisi pour appliquer la mesure. Certains ont souligné que la proximité de la fête de tabaski et de la rentrée des classes a exacerbé les difficultés économiques.

Une grande bousculade a failli gâcher l’opération au carrefour du Palais de la culture. La circulation y a été momentanément perturbée. Chacun voulait avoir un casque gratuit.

Partout, le ministre a insisté sur l’importance du port du casque. Il a distribué des casques et écouté les usagers de la route.

SOULEYMANE DOUMBIA

0 2 Octobre 2012

Essor