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Aujourd’hui, le théâtre qu’offre la ville des trois caïmans est triste .Un jour ne se passe sans qu’il n’y ait d’accident de circulation à Bamako. Et bon nombre de ces accidents sont provoqués par les motos venant d’Asie dont les plus prisées restent les Jakarta. A voir de près, on a l’impression que le nombre de filles roulant sur les Jakarta dépasse celui des garçons. Du coup, cela soulève un problème par rapport au port du casque.

Ce qui est sûr, que nos sœurs soient nombreuses dans la circulation sur des motos n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais le hic, c’est que bon nombre d’entre elles ne connaissent pas les règles du code de la route. Pourtant, elles restent sourdes aux klaxons des véhicules, parce que préférant rouler au milieu de la chaussée. C’est pourquoi on assiste à des accidents de la circulation par la faute de celles-ci. Raison pour laquelle, il est conseillé de porter un casque de sécurité. Ce casque n’est pas fait pour orner la tête. Il est conçu pour la protection de la tête. Mais, apparemment, les jeunes soeurs n’ont pas compris cela.

L’étudiante Fanta est contre le port du casque. Elle trouve que cet objet a un effet négatif sur la beauté lorsqu’elle dit: “moi, je pense que le port du casque n’aura pas de suite logique. S’il faut que je me coiffe à plus de 15 000 F CFA et m’asseoir sur ma moto et cacher mes tresses avec un casque au nom d’une soi-disant protection je dis non. Ce n’est pas possible. Je me suis tressée pour qu’on voit ma tête, pas le contraire”.

Quant à Tina, étudiante aussi, elle n’est pas contre le port du casque, mais a ce message à l’endroit des tenants du pouvoir : “Le casque est trop lourd pour la tête. Si les autorités pouvaient en fabriquer de moins lourds, je crois que beaucoup de mes soeurs s’y prêteraient volontiers”.

Pour Aminata (Commerçante), le port du casque est “vraiment une très bonne chose, car, il garantit la sécurité”.

Sans être contre la mesure d’exiger le port du casque, Rachel (étudiante) dit: “je ne suis pas contre le port du casque, mais pour l’instant, je préfère rouler sans le porter. Le jour où cela sera obligatoire, et bien je le porterai sans problème”.

Quoi qu’il en soit, il faut une prise de conscience et du réalisme, surtout chez nos soeurs. C’est à elles de comprendre la nécessité du port du casque qui assure la sécurité. En cas de choc, parfois assez grave, la victime s’en sort avec un traumatisme crânien qui peut s’avérer fatal.

Entre la belle coiffure sur la tête de celle souffrant d’un traumatisme crânien et l’autre dont le casque lui a permis de sortir indemne d’un accident, le choix doit-il poser problème?

Hawa SEMEGA, Stagiaire

28 février 2007.